Mouvement Démocrate Chrétien

Blog officiel du mouvement politique Mouvement Démocrate Chrétien (MDC) anciennement Gauche Ouvrière et Chrétienne (GOC)

08 novembre 2009

Crucifix et laïcité

Commeil est dis dans l'article ci dessous le crucifix ,les crois dans les écoles et la laïcité est une affaire d'identité nationale

Et si le crucifix heurte la conscience d'une famille non croyante , en France les anti -cliricaux ,en italie ,pourquoi l'absence ,en France de crucifix dans les écoles ne heeurterait pas la conscience des familles catholiques ,des familles chrétiennes?

Et pourquoi ,les crucifix ne serait pas en France ,comme en Italie etre considéré comme un symbole "humaniste" , et en Italie tous les italiens ,tous les journaux meme de gauche se sont offusqués ,scandalisés par le jugement de la Cour Européenne ,et jusqu ' au Président Italien qui a dit qu'il maintiendra les cricifix dans les écoles ,toutes les écoles  parce que c'est un symbole humaniste

En France ,il n' y a plus que les territoires concordataires d'Alsace - Moselle que les crucifix existent encore dans les écoles et qui ne causent pas problèmes

Les territoires concordataires d' Alsace -Moselle et l' Italie prouvent ,montrent que le crucifix dans les écoles n'empêchent pas la laïcité d'exister comme plusieurs autres pays européens qui conservent le crucifix dans les lieux public,la France est donc loin d'être ainsi  et dans ces pays ça n'empêche pas la laïcité

Le Président du M.D.C.

Crucifix et laïcité

 

Vu de nos contrées laïques, le débat paraît presque désuet. Il y a longtemps que le moindre symbole religieux a disparu des murs des écoles publiques (hormis des terres concordataires d’Alsace-Moselle) et même – s’il est « ostentatoire » – de la tenue des écoliers. La plupart des Français jugent que cette laïcité, à condition qu’elle soit respectueuse des croyants, permet une meilleure cohésion sociale. Comment comprendre alors, que les Italiens, dans une grande majorité, soient scandalisés par le jugement de la Cour européenne des droits de l’homme qui a condamné leur pays, à la suite de la plainte d’une mère de famille contre la présence d’un crucifix dans les classes de ses enfants ? On peut, sans être grand… clerc, présumer que les convictions religieuses, en Italie, ne sont pas, au fond, très éloignées de celles des autres Occidentaux. Mais, culturellement, la familiarité reste toujours grande avec les signes et les rites de l’Église catholique. Affaire d’identité nationale, en somme. Face à la Cour, d’ailleurs, l’État italien a curieusement plaidé que la croix n’était ici pas un signe religieux mais un symbole « humaniste ».

On pourrait pousser le raisonnement de la plaignante jusqu’à l’infini et peut-être l’absurde : si le crucifix heurte la conscience d’une famille non croyante, pourquoi l’absence de crucifix ne serait-elle pas troublante pour un croyant catholique ? Les convictions a-religieuses ne sont-elles pas une opinion au même titre que les convictions religieuses ? Devra-t-on débaptiser les lieux qui portent le nom d’un saint, ôter les croix des carrefours, supprimer les calvaires des campagnes ?

Plusieurs pays européens conservent des crucifix dans leurs lieux publics. Cette présence est le fruit d’une histoire, mais elle est mise en débat par l’évolution de sociétés devenues multiculturelles, multireligeuses, et surtout indifférentes. Il est à craindre que les crucifix sur les murs ne soient même plus remarqués par les élèves ou les enseignants, et leur signification perçue. La visibilité du christianisme se joue autrement, sans doute. Mais est-ce à l’Europe – est-ce cela que l’on attend de l’Europe – de décider, contre l’avis d’une population, ce qui est pour elle au cœur de son patrimoine ou ce qui ne l’est pas ?


Dominique Quinio

la croix

27 septembre 2009

Benoît XVI invite les Tchèques à être fidèles à "leur vocation chrétienne"

Nous devons tous  reconnaitre que les racines de l'Occident sont chrétiennes, et que cette religion a joué un grand rôle pour faire grandir nos peuples, les rendre plus intelligents, plus forts, et aujourd'hui apaisés aprés des siècles de guerres sanglantes. Cette religion a réussi à faire rentrer Son Homme dans la modernité, l'émancipation
Le Christianisme PROPOSE mais n'IMPOSE pas. En cela, il a permis de faire grandir et responsabiliser les hommes à l'image de parents qui n'élèveraient pas leurs enfants pour eux-mêmes mais pour qu'ils s'en aillent, progressent et trouvent leur voie propre, même loin d'eux.

Ce que l' on a  pu entendre à la radio tronquait son message et en dénaturait totalement la signification.
Oui Benoit XVI est un grand pape que certains groupes de pression semblent s'acharner à tourner en dérision , et ce n'est pas à leur honneur. Cela révèle leur fourberie.

Il ne manquerait plus que les gens se mettent à penser librement. Ce serait dangereux pour qui ?
ce serait évidemment dangereux pour Sarkosy et sa majorité en premier lieu ,mais aussi pour tout ceux ,nous pensons évidemment aux anti -cléricaux ,pourqui il n'y a que leur pensée qui est bonne  et qui en oublie toujours volontairement pour toutes les élections ceux qui ne pensent pas comme eux et qui de ce fait les font chuter comme cela à été le cas dans de nombreux endroits aux dernièeres législatives et municipales

Le pape dit juste : un monde sans spiritualité ne va nulle part. Et il a le droit de le dire pour nous.

 

Pour éviter tout quiproquo et les interprétations des journalistes nous vous invitons tous à lire ou écouterce que le pape a dis soit sur radio vatican soit en allant lire le discourt du Pape : source du Vatican

Le bon discours est : http://www.oecumene.radiovaticana.org/EN1/Articolo.asp?c=319592 Celui fait durant les vêpres.

 

Discours de Benoît XVI lors de vêpres célébrées à Prague


Benoît XVI a déclaré que la société tchèque "porte encore les blessures causées par l'idéologie athée" du communisme, samedi 26 septembre lors de vêpres célébrées à la cathédrale Saint Guy de Prague

Lire le discours

Source : Vatican

Le Président du M.D.C.


27/09/2009        la croix                                       

Benoît XVI invite les Tchèques à être fidèles à "leur vocation chrétienne"


Le pape Benoît XVI a invité les Tchèques à "rester fidèles à leur vocation chrétienne et à l'évangile pour construire ensemble un avenir de solidarité et de paix", dimanche 27 septembre à Brno lors de la prière de l'angélus, devant au moins 120.000 fidèles

 

 

Le pape Benoît XVI a invité les Tchèques à "rester fidèles à leur vocation chrétienne et à l'évangile pour construire ensemble un avenir de solidarité et de paix", dimanche 27 septembre à Brno lors de la prière de l'angélus, devant au moins 120.000 fidèles. Brno est la deuxième ville de République tchèque et la métropole de la très catholique Moravie, dans un pays très sécularisé. Benoît XVI est le premier pape à se rendre dans cette ville depuis 1777.

"On constate parfois, avec une certaine nostalgie, que le rythme de la vie moderne tend à effacer certaines traces d'un passé riche de la foi. Il est important au contraire de ne pas perdre de vue l'idéal que les coutumes traditionnelles exprimaient et surtout de maintenir le patrimoine spirituel hérité de vos ancêtres et d'en prendre soin et ainsi faire en sorte qu'il réponde aux exigences des temps présents", a affirmé Benoît XVI.

La société tchèque "porte les blessures de l'idéologie athée"

Benoît XVI a précisé qu'il entendait ainsi "reprendre l'enseignement de son vénéré prédécesseur", le pape Jean-Paul II, qui avait effectué une visite en Tchécoslovaquie en 1990, peu après la Révolution de velours qui a chassé pacifiquement le régime communiste. Il s'était ensuite rendu à deux reprises en République tchèque, en 1995 et en 1997.

Le voyage de Benoît XVI intervient quelques semaines avant le 20ème anniversaire de ce mouvement populaire et de la chute du Mur de Berlin. La veille, le pape a affirmé que la société tchèque "porte encore les blessures causées par l'idéologie athée" du communisme, lors de vêpres célébrées à la cathédrale Saint Guy de Prague.

"L'urgence" d'un "engagement ecclésial renouvelé"

"La société actuelle (...) est souvent fascinée par la mentalité moderne d'une consommation hédoniste, avec une dangereuse crise des valeurs humaines et religieuses et la dérive d'un relativisme éthique et culturel déferlant", a-t-il ajouté avant d'estimer "urgent" un "engagement renouvelé de toutes les composantes ecclésiales pour renforcer les valeurs spirituelles et morales". Le pape a par ailleurs affirmé que l'Eglise "ne demande pas des privilèges mais elle demande seulement de pouvoir oeuvrer librement au service de tous et dans un esprit évangélique".








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21 août 2009

L'Eglise contre l'indifférence au sort des migrants

Devant  l'indifférence  des  MASSES IMBÉCILES OCCIDENTALES COMPLICES ,nous pouvons etre  Fier  d'étre   Chrétien .

Attendez ,doucement ,stop !
Faudrait savoir !

Vous voulez des mosquées en France   ?

Logiquement c'est à elles,enfin les représentants du culte en question de prendre en mains le sort des immigrés clandestins ,non?

En ce qui concerne la religion latine ,ou apostolique ou plus prosaïquement :la Sainte Eglise catholique ,apostolique et romaine depuis 1905 elle n'a plus le droit de s'ingérer dans les affaires politique,économique et sociale !

Le Président  du M.D.C.

 

MEDITERRANEE

     

L'Eglise contre l'indifférence au sort des migrants

NOUVELOBS.COM | 21.08.2009


Le quotidien de l'Eglise italienne dénonce la nouvelle loi du "non voir" et, après la disparition en mer de 73 migrants érythréens, fait le parallèle avec les convois de déportés par les nazis.

 

Avvenire, le quotidien de l'Eglise italienne, s'insurge dans son édition de vendredi 21 août contre "les yeux fermés" de "l'Occident" sur l'immigration clandestine. Un éditorialiste du journal opère un parallèle avec l'indifférence face aux convois de déportés par les nazis, après le sauvetage de cinq Erythréens qui affirment que 73 autres sont morts en mer.
Le quotidien de la Conférence des évêques italienne, déplore en première page, "la nouvelle loi du non voir" qui est "comme une habitude", en évoquant l'odyssée des migrants aperçus "au moins de loin" par d'autres embarcations durant leur 23 jours de voyage, comme des rescapés ont pu en témoigner.

Une indifférence tranquille

"Quand, aujourd'hui, nous lisons (les récits) sur les déportations des juifs sous le nazisme, nous nous demandons: sûrement, les populations ne savaient pas. Mais ces convois plombés, les voix, les cris dans les gares de transit, personne ne les voyait ou ne les entendait ? A l'époque, c'était le totalitarisme et la terreur qui faisaient fermer les yeux. Aujourd'hui non. Une indifférence tranquille, résignée, peut-être même une aversion gênée, sur la Méditerranée. L'Occident aux yeux fermés", dit-il.

Racines fondamentales

"Cinq naufragés nous parlent de fils et de maris morts de soif après des jours d'agonie", relève-t-il.
Pour le journal, "aucune politique de contrôle de l'immigration ne permet à une communauté internationale de laisser un bateau chargé de naufragés à son destin. Il existe une loi de la mer, bien plus ancienne que celle codifiée par les traités. Et elle ordonne: en mer, on porte secours".
"Après, sur terre, d'autres lois entrent en jeu: droit d'asile, accueil, refus. Mais les vies, cela se sauve", insiste-t-il.
"A l'inverse, ce bateau vide (...) parle (...) d'une autre loi. Ne pas s'arrêter, continuer sa route". Et le fait de "violer" cette "ancienne" loi "menace nos racines fondamentales. L'idée de ce qu'est un homme et de combien il est précieux".
(Nouvelobs.com)

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03 août 2009

Pakistan : sept chrétiens tués, accusés d'avoir «blasphémé»

On entend souvent dire que l'islam est une religion de tolérance.

On aimerait bien que ses adeptes nous en donnent quelques preuves plutôt que nous laisser voir les horreurs que l'on commet en son nom.

Enfermer des familles entières dans leur maison et y mettre le feu c'est d'un autre âge.

Le Problème c''est que dans certains pays à majorité musulmane ,les autres religions sont à peine tolérée
et on massacre ceux des autres religions ,souvent des chrétiens ,pour un oiu ou pour un non
mais les musulmans qui sont ouvert n'osent pas défendre  les autres religions ,en France nous n'avons pas entendu un seul représentant musulman condamné ce qui s'est passé au Pakistan  pas plus que quand des chrétiens avaient été tués en Turquie

Nul n'a le droit de profaner un livre saint qu'il soit Coran, bible ou évangile;
quiconque commettra cet acte ignoble doit subir le châtiment mérité.
Seulement, le châtiment ne peut en aucun cas être exécuté par des individus, mais par les instances concernées (la justice), après s'être assurée, bien sûr, que l'acte de profanation a été bien commis, et l'auteur bien identifié .
N'encourt, d'autre part , la punition que l'auteur de l'acte, et nul ne peut être tenu pour responsable d'un acte commis par les autres .

Ce qui s'est passé au Pakistan et qui se passe souvent dans les pays à majorité musulmane qui n'acceptent pas les autres religions ,qui n'acceptent pas que des musulmans ,musulmanes se convertissent dans une autre religion : catholicisme par exemple  et qui donc fini par des massacres ,ça fait peur aux européens et ainsi ,ils refusent que les musulmans deviennent majoritaires et que des pays qui sont très peu européens  rentrent dans l' UE
On attend que ces actes soient condamnés par les musulmans dits modérés!;mais le feront ils?

Le Président du M.D.C.


03/08/2009 à 18h30

Pakistan : sept chrétiens tués, accusés d'avoir «blasphémé»

Après le massacre de sept d'entre eux, les chrétiens demandent l'abolition des lois sur le blasphème.

     


     

Les restes de la maison d'un villageois après l'attaque des musulmans, le 2 août 2009, à Gojra,

Les restes de la maison d'un villageois après l'attaque des musulmans, le 2 août 2009, à Gojra, dans la province du Punjab, au Pakistan. (MOHSIN RAZA)

    La communauté chrétienne du Pakistan a annoncé ce lundi un deuil de trois jours, avec fermeture des écoles, pour protester contre la mort de sept des siens, tués samedi dans l'est par un groupe de musulmans en colère qui les accusaient d'avoir profané le Coran.

    Ces violences ont suscité l'émotion du pape Benoît XVI, qui a demandé de "renoncer à la violence au nom de Dieu", en adressant ses condoléances aux victimes.

    "Nous pleurons la mort des innocents tués à Gojra et avons pour cela fermé nos écoles à Karachi pour trois jours à compter d'aujourd'hui", a annoncé à l'AFP Saleem Michael, l'un des responsables du Comité d'éducation catholique de Karachi (sud), qui dit chapeauter près de 62 écoles et 50.000 écoliers.

    A Multan (centre), 13 écoles missionnaires qui devaient rouvrir après les vacances resteront fermées trois jours de plus pour pleurer les victimes et protester contre les meurtres, selon un responsable chrétien local, Ayub Sajid.

    Dans la province de la Frontière du nord-ouest, les responsables chrétiens ont "annulé toutes les réunions et manifestations prévues à Peshawar et dans les autres districts" pendant trois jours, selon un élu provincial, Prince Javed.

    Le ministre des Minorités Shahbaz Bhatti a confirmé lors d'une conférence de presse à Islamabad le report de toutes les manifestations chrétiennes prévues ces trois prochains jours en signe de deuil.

    La profanation, passible de mort

    Sept chrétiens sont morts brûlés et une quinzaine d'autres ont été blessés samedi dans le village de Gojra, à 160 km à l'ouest de Lahore (est) lorsqu'un groupe de musulmans en colère a incendié une quarantaine de maisons de leur communauté. Les musulmans accusaient les chrétiens d'avoir profané le Coran.

    Deux enfants, un frère et une soeur âgés de 6 et 13 ans, leurs parents et leur grand-père de 75 ans sont morts carbonisés après avoir été enfermés dans leur maison par les assaillants, qui y ont ensuite mis le feu, a déclaré par téléphone un prêtre Gojra, le père Shabbir Bashir.

    "Cent maisons ont été brûlées, cent autres pillées", selon Shahbaz Bhatti.

    Un affrontement entre chrétiens et musulmans avait éclaté fin juillet dans à Gojra à propos du Coran mais le conflit avait été par la suite résolu, selon la police.

    Profaner le Coran est passible de la peine de mort au Pakistan, où l'islam est la religion dominante. Les chrétiens, qui représentent moins de 3% de la population, dénoncent les lois anti-blasphème, qu'ils estiment instrumentalisées contre eux.

    "Nous demandons l'abolition des lois sur le blasphème, qui sont en contradiction avec les droits fondamentaux", a déclaré l'évêque du diocèse de Karachi, Sadiq Daniel, ajoutant: "Aucun acte de blasphème des versets du Coran n'a été perpétré à Gojra, cela ne viendrait à l'idée d'aucun chrétien".

    (Source AFP)

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    16 mai 2009

    Terre sainte : « Le pape a joué cartes sur table »

    Depuis la nuit des temps ,depuis qu'elles existent les religions ont toujours été le ciment de la paix ,elles ont toujours été les artisans de la paix ;

    tous les hommes se sont appuyés sur les religions   pour les sceptiques,les anti - cléricaux n'ont qu' à lire et relire l'histoire mondiale et pour les Français notre histoire et l'histoire européennes ; bien sur ,nous ne parlons pas des fanatiques ,des extrémistes qui se cachent derrière les religions pour faire leur méfaits ou qu 'ils adaptent les religions à leur façon

    et ce sera toujours ainsi ,les religions seront le ciment ,la base de la paix partout dans le monde

    Le président du M.D.C.



     

    Terre sainte : « Le pape a joué cartes sur table »

    AFP
    Une des images fortes du voyage du pape : lors d'une rencontre interreligieuse à Nazareth, jeudi, Benoît XVI a pris la main d'un rabbin et d'un imam. : AFP

    C'est le commentaire du père Patrick Desbois, spécialiste des relations entre le judaïsme et l'Église de France,à l'issue du pèlerinage de huit jours de Benoît XVI au Proche-Orient.

    Quel bilan tirez-vous du voyage du pape en Terre sainte ?

    Je crois que le pape a mis cartes sur table, dès son arrivée en Israël. Sur le tarmac de l'aéroport de Tel-Aviv, il a dénoncé l'antisémitisme, il a rappelé la mémoire des six millions de victimes de l'holocauste et condamné la négation du génocide. Mais il a aussi affirmé la nécessité de deux États pour deux peuples. Ensuite, il a développé ces thèmes tout au long de son voyage, avec toujours la même idée directrice : la paix sera le fruit d'un dialogue interreligieux sincère entre juifs, musulmans et chrétiens.

    Comprenez-vous les nombreuses critiques qu'il a essuyées, notamment chez les juifs qui lui reprochent d'avoir manqué de compassion à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah ?

    Il y a eu une énorme vague médiatique, avant son départ, pour dire que le pape se rendait en Israël pour réparer les dégâts provoqués par l'affaire Williamson ¯ l'évêque négationniste dont l'excommunication a été levée ¯ et qu'Israël l'accueillait pour redorer son blason après l'opération à Gaza. C'était une vision simpliste et négative.

    Quel était réellement son objectif ?

    C'était de tenir un discours juste, au risque de froisser l'une ou l'autre des parties. On a beaucoup parlé des critiques venant des juifs mais j'ai aussi entendu des hurlements chez les Arabes, lorsque Benoît XVI a rencontré les parents du soldat Gilad Shalit. À Bethléem, le pape a critiqué le mur de sécurité israélien, mais il a aussi appelé à renoncer au terrorisme. Parler de réconciliation et non d'une forme de coexistence haineuse à des réfugiés palestiniens, cela demande du courage.

    Pourquoi Benoît XVI n'a-t-il pas rencontré le même enthousiasme que Jean-Paul II en 2000 ?

    Le voyage de Jean-Paul II avait une dimension historique. C'était la première fois qu'un pape se rendait en Israël depuis la reconnaissance de l'État hébreu par le Vatican. Et c'était la première fois, en 2 000 ans, qu'un pape priait devant le Mur du Temple, à Jérusalem. La deuxième fois est forcément moins spectaculaire que la première. Cela dit, les images du voyage de Benoît XVI compteront pour la décennie à venir. Elles ont été vues par un milliard de croyants, en Afrique, en Amérique, en Asie. Pour eux, au-delà des polémiques médiatiques, le message reçu est clair : un appel à la paix et au dialogue entre les religions.

    Recueilli à Jérusalem parStéphane AMAR.

    ouest - france   16/05/09

    10 mai 2009

    Qui est vraiment Benoît XVI

    Enfin un journaliste qui ose dire qui est vraiment le Pape et qui rétablit la vérité ,mais il en faudrait encore de vrais journalistes qui n'ont pas peur de dire la vérité ,de rétablir la vérité,en France concernant le Pape et l'église catholique et cela malgré toutes les campagnes franc maçonnique anti- catholique et anti - cléricals orchestrés par des groupuscules que des partis politique donne leur soutien (PC,front de gauche ,Vert et une grande majorité du PS)
    cet article qui est juste et honnête vient il trop tard pour certains oui ,mais comme dis le proverbe : il n'est jamais trop tard pour bien faire , il fera quand même du bien à l' Eglise et au Pape et incitera peut être d'autres journalistes d'avoir eux aussi le courage de ne pas tomber aussi bas que les anti - cléricaux ,dont nous parlons plus haut

    En France et pour faire plaisir à certains groupuscules ,à une certaine minorité de gauche ,les journalistes ,dans leur grande majorité  préfèrent faire de la désinformation  ,concernant le Pape et les chrétiens ,en ne prenant pas ,ne citant pas l'intégralité des textes ,que Benoit XVI ne soit pas aimé de tout le monde cela est une chose mais vouloir rendre certains vindicatifs en est une autre ;car ,ce que certains groupuscules et partis de gauche n'ont pas réussi contre le prédécesseur de Benoit XVI ,ils le font contre lui avec l'aide de certains journalistes  et aussi de certains politique comme Juppé et Rama Yade qui auraient bien mieux fait de se taire et de lire tous les textes avant de se prononcer

    mais ,ce qui est sur et qu'il faut que cela se réalise :c'est que les trois religions monothéisme (judaïsme ,christianisme et l'islam) auront compris que nous sommes tous frères  et que nous avons  le même Dieu  nous aurons donc fait un pas formidable vers ce que dit Benoit XVI " la foi et la raison"

    quand nous aurons compris et que nous accepterons le message qui nous a été donné ,qui est le plus simple ,certainement le plus beau et le plus courageux :aimez vous les uns ,les autres dans toutes nos diversités

    et cela le Pape le répète ,le rappelle sans cesse

    Nous devons tous nous unir contre tous ces groupuscules ,ces partis de gauche qui sont contre toute religion

    le Président du M.D.C.

    Qui est vraiment Benoît XVI

    Jean Sevillia
    09/05/2009
     



     

    Depuis le début de l’année, le pape a été l’objet d’intenses polémiques. Quelle est sa vraie pensée ? Comment gouverne-t-il l’Eglise ? Jusqu’au vendredi 15 mai, Benoît XVI est en Terre sainte. A l’occasion de ce pèlerinage qui est aussi un voyage à résonance politique, Le Figaro Magazine a enquêté sur ce pape qui fait réagir.

    Le voyage de Benoît XVI, chef de l’Eglise catholique, est d’abord un pèlerinage en Terre sainte, sur les lieux où le christianisme est né. Mais au cours de cette semaine, le souverain pontife se sera également rendu au mont Nébo, sur les pas de Moïse, au Mur des lamentations ou au mémorial de Yad Vashem, qui sont autant de symboles pour le peuple juif. Il visitera par ailleurs la mosquée al-Hussein Bin- Talal, à Amman, ou le Dôme du Rocher, à JérusalemJérusalem, deux sanctuaires musulmans. En termes politiques, enfin, le pape foulera le sol de la Jordanie, d’Israël et des territoires palestiniens, et rencontrera leurs dirigeants.

    Sur cette terre d’Orient où s’entremêlent les religions, les peuples, les Etats et les cultures, les lignes de partage sont subtiles. De même que paraît mince, hélas, la distance qui sépare l’amour de la haine. A tous ceux qui vivent ici, quelles que soient leur confession ou leur nationalité, Benoît XVI vient bien sûr porter un message d’amour et de paix. Le patriarche latin de JérusalemJérusalem, Sa Béatitude Fouad Twal, résumait néanmoins la situation, il y a quelques jours, dans une interview recueillie par l’agence Zenit : « Le Saint-Père arrive dans un moment difficile, dans une région difficile, pour rendre visite à des gens très sensibles. »

    Voyage à haut risque ? Les pays qui invitent Benoît XVI ont intérêt à ce que tout se déroule bien. Mais le pontificat de Joseph Ratzinger, qui semblait initialement voué à couler comme un long fleuve tranquille, a suscité à intervalles réguliers des controverses telles – depuis l’affaire du discours de Ratisbonne, en 2006, jusqu’à la série des trois polémiques du premier trimestre 2009 – qu’on en viendrait à guetter la prochaine campagne contre lui. Benoît XVI serait-il en passe de devenir le grand incompris de notre temps, en butte à une hostilité systématique ? Quel paradoxe, pour un intellectuel au verbe doux, qui a personnellement en horreur toute forme de radicalisme ou de fanatisme et qui ne rêve que de célébrer les noces de la foi et de la raison !

    Les trois crises qui, depuis le début de l’année, ont éclaté sur la scène publique à propos de l’Eglise, n’étaient pas du même ordre, et n’engageaient pas nécessairement le pape. Elles ont cependant eu pour résultat commun de brouiller l’image du souverain pontife auprès du grand public.

    Le scandale Williamson a contraint le pape à devoir se justifier

    D’abord, la levée de l’excommunication des évêques sacrés par Mgr Lefebvre, acte voulu par le pape dans un esprit d’unité entre chrétiens, et qui s’est retourné contre lui. Ce geste magnanime, compromis par le scandale Williamson et gâché par les services de la curie, qui n’ont pas su l’expliquer à temps, a conduit Benoît XVI à devoir se justifier, après avoir subi une accusation de faiblesse envers le négationnisme – lui dont la pensée, depuis cinquante ans, est en dialogue avec le mystère d’Israël –, ou après avoir affronté le soupçon de vouloir liquider Vatican II, lui qui participa comme expert à un concile qu’il n’a cessé d’approfondir à travers son enseignement, afin de lui donner sa place dans la continuité et l’homogénéité du développement bimillénaire de l’Eglise. L’histoire fera la part de la manipulation dans cette affaire (en Allemagne ou à Rome, les réseaux anti-Ratzingeranti-Ratzinger sont actifs), mais, même si nul ne connaît l’avenir, le bilan, dans ce domaine, demeure celui d’une occasion ratée.

     

    L’affaire de Recife ne saurait être mise au compte de Benoît XVI. Là aussi, il faudrait faire la part de ce qui relève de la bataille d’opinion qui a lieu au Brésil, pays où un projet de libéralisation de l’avortement déclenche un vif débat. Néanmoins, dans un cas aussi dramatique que celui d’une fillette violée, la parole de principe a d’abord paru prévaloir sur les sentiments d’humanité. Ces sentiments ont pourtant été exprimés à tous les niveaux par des hommes d’Eglise, et notamment par Mgr FisichellaFisichella, président de l’Académie pontificale pour la vie et homme de confiance de Benoît XVI, dans une lettre qu’il a écrite à la fillette. Mais combien de télévisions, de radios ou de journaux l’ont répercutée ?

    Troisième affaire, celle du préservatif. Elle s’est déclenchée à partir d’une phrase extraite de son contexte, et avec une perception du sujet qui n’a absolument pas été la même en Europe qu’en Afrique, où l’on considère que le voyage de Benoît XVI a été un succès.

     

    Propos déformés, amalgames, caricatures d’un côté. Déficit d’explication et de communication de l’autre. Trois polémiques en trois mois, à propos de faits n’ayant rien à voir entre eux. Un seul fil rouge médiatique : Benoît XVI, celui par qui le mal arrive. Mgr Vingt-Trois, cardinal-archevêquecardinal-archevêque de Paris, interrogé par le Talk Orange-Le Figaro, a souligné que certains avaient cherché à «se payer le pape». A cet égard, quelle valeur faut-il accorder aux sondages réalisés dans de tels moments d’unanimité forcée ? 57 % des Français ayant une mauvaise opinion du pape (Le Parisien/Aujourd’hui en France du 21 mars 2009), 43 % des catholiques se disant favorables à la démission de Benoît XVI (Le Journal du dimanche, 22 mars 2009), ces chiffres ont-ils un sens ? La magistrature pontificale n’obéissant pas aux règles de la « Star Academy », Joseph Ratzinger est et restera le chef de l’Eglise catholique.

     

    Elu à 78 ans, sachant qu’il ne disposerait pas des mêmes atouts que Jean-Paul II, dont il avait été le serviteur pendant presque tout son pontificat, Benoît XVI a d’emblée fait le choix d’être lui-même. Cet homme d’étude a pris sur lui, sans doute, en acceptant de voyager et d’aller au-devant des foules, ce qui n’est pas dans sa nature. Et pourtant, il survient ceci, que veulent ignorer les commentaires qui dénoncent « un pape isolé » : lors de ses voyages, aux Etats- Unis, en Australie, en Afrique, en Espagne ou en France (se rappeler la messe de l’esplanade des Invalides ou de Lourdes), les masses sont au rendezvous. A Rome, les audiences du mercredi et la prière de l’angélus, chaque dimanche, rassemblent un public compact, plus nombreux et peut-être plus attentif que sous Jean-Paul II.

     

    Quand Benoît XVI chausse ses lunettes de professeur et qu’il entame son discours, l’auditoire sait qu’il va dire des choses difficiles, parfois des choses qui passent au-dessus de la tête. Mais les gens l’écoutent, car la soif de compréhension du monde et le besoin de clés pour conduire sa vie taraudent beaucoup de nos contemporains, déboussolés par le bouleversement des repères. Or Benoît XVI veut contribuer à étancher cette soif et à donner ces clés.

    Ce pape déroute la génération internet, habituée au zapping

    Dans la lettre aux évêques du monde entier qu’il a rédigée après la polémique déclenchée par l’affaire des prélats lefebvristeslefebvristes – lettre émouvante, témoignant d’une grande souffrance personnelle –, Benoît XVI résumait ce qui, à ses yeux, est l’essentiel de sa mission. « Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible, écrivait-il, c’est la priorité suprême et fondamentale de l’Eglise et du successeur de Pierre aujourd’hui. »

     

    Ce pape, assurément, n’est pas de la génération internet. Il réfléchit. Il travaille. Longuement. Lentement. A l’heure de la culture superficielle ou du zapping-roizapping-roi, ce style peut dérouter. Mais Benoît XVI ne changera pas. Son Jésus de Nazareth (2007) est un livre fondamental. Sa première encyclique, Deus caritas est, publiée en 2006, est une méditation sur l’amour et la charité. La deuxième, Spe salvi, parue en 2007, forme une réflexion sur l’espérance. La troisième, consacrée aux questions sociales, devait sortir fin 2008, puis a été annoncée pour ce printemps, et maintenant pour l’été prochain. Raison de ces ajournements ? Le texte a été remis à l’ouvrage afin de prendre en compte les effets récents de la crise économique. Qui a dit que Benoît XVI était coupé des réalités ? Il ne cesse de les interroger, au contraire, mais à son rythme, et pour indiquer des directions qu’il est le seul à rappeler.

     

    Chacun est libre de croire ou non en Dieu. Ou d’être ou non catholique. Mais refuser d’écouter Benoît XVI pour des motifs qui n’ont rien à voir avec lui, ou parce qu’on préférerait un pape différent, n’est-ce pas se priver d’une des plus belles intelligences de l’époque, et d’une vigie capable de s’adresser à tous les hommes ? Dans ce domaine, pourtant, il n’y a pas pléthore.

    le figaro

    09 mai 2009

    Le long calvaire des chrétiens d'Orient

    Nous constatons que beaucoup de personnes mettent plus d'ardeur à attaquer les propos du pape qu' à s'indigner contre les persécutions dont sont les victimes les chrétiens d'Orient

    on est plus prompt à défendre les palestiniens contre l'hégémonie israélienne,n'est ce pas le front de gauche;

    mias on oublie vite ,très vite  qu'il y a eu jusque là en Palestine et au Liban ,meme si les citoyens de ces pays ont subit des violence que nous condamnons , bien plus de massacre de chrétiens fait par les arabes ,que de massacres fait par les juifs d'israel et n'oublions pas les massacres des chrétiens fait par des arabes en irak et en algérie et donc qui sont les plus tolérants? nous ,nous le demandons ;et que l'on nous dise que feraient les palestiniens si les chretiens existaient parmi eux?

    mais ,il est vrai que pour beaucoup de personnes ,pour les médias pour le front de gauche les massacres des chrétiens cela est normal

    comme en Arabie saoudite ,les chretiens sont interdis de pratiquer leur religion; les chretiens sont obligés de doner un prénom musulman dans les paus musulmans ; on interdit d'épouser une chretienne ,comme un chrétien d'épouser une musulmane dans les pays musulmans ;les chrétiens sont obligés de manger dans la rue pendant le ramadan

    les chrétiens fuient les pays musulmans parce qu'ils sont persécutés au su et au vu de tout le monde ,mais personne ne s'élève contre cela

    Il n' y a pas de musulmans qui ont quitté ,ont fuis un pays d'europe pour aller se réfugier dans un pays musulman

    il n' y a pas de pays musulmans ou des chrétiens exercent des responsabilités administratives ,politiques ,sociales  comme c'est le cas en France ,en Europe

    Il n' ya pas non plus de musulmans tués en france et en Europe
    Au  moyen Orient ,on brule les églises  et en france on construit des mosquées
    on ne limoge pas ,révoque les les fonctionnaires parce qu'ils sont chrétiens comme cela est le cas en Algérie ;

    d'autre part ,aucun média ne s'en est fait l' écho ,mais les Français doivent savoir qu'une association Beur Paris Citéa on demandé à la mairie de Paris d'enlever la croix verte des pharmacies parce que cela rappelait  trop le christianisme  et chose étonnante ,surprenante cela à eu un écho positif de la part des élus de gauche

    Alors ,les défenseurs de la laicité ,mais quelle laicité ,et ceux du front de gauche de qui des musulmans et des chrétiens sont les plus tolérants? et allez vous vous  avoir le courage de vous oppposer aux musulmans ,aux juifs  et de les critiquer comme vous le faite en vers les chrétiens,

    n'oubliez pas partis de gauche(PS,Vert ,PC) ,front de gauche qu'il y a bientot des élections européennes , et n'oubliez pas que vous avez perdu des municipalités ,des arrondissements dans les grandes villes parce que vous vous etes mis les chrétiens contre vous :demandez à Dati ,grace à qui elle a été élue à Paris

    Le Président du M.D.C.

    Publié le 07/05/2009 - Modifié le 09/05/2009 N°1912 Le Point
    Le long calvaire des chrétiens d'Orient
    Encerclés. La vague islamiste menace une présence séculaire.

    Mireille Duteil



    «N ous sommes tous des chrétiens d’Orient », s’exclamait Régis Debray lors d’un colloque à Paris. Assassinats de chrétiens en Irak, incendies d’églises à Gaza, vexations contre les coptes en Egypte, liberté de culte encadrée en Turquie, restriction de mouvements en Israël... Les communautés chrétiennes, filles du Moyen-Orient depuis deux mille ans, se sentent de plus en plus mal sur leurs terres natales, hier fief du pluralisme religieux.

    La visite du pape Benoît XVI, du 8 au 15 mai, en Jordanie puis en Terre sainte-Israël et Territoires palestiniens-leur remettra un peu de baume au coeur. A chaque étape, à Amman, à Jérusalem-Est, qui abrite des dizaines de communautés religieuses, à Nazareth, à Bethléem, où la majorité chrétienne a abdiqué devant les musulmans, des milliers de fidèles se presseront pour assister aux offices de Benoît XVI. La plupart seront des Palestiniens de Palestine ou d’Israël, membres de ces nombreuses communautés chrétiennes d’Orient liées à Rome. Leur vie est difficile. En Cisjordanie, parce que le mur construit par les Israéliens les a coupés des 147 000 chrétiens d’Israël et des lieux saints. En février, une quarantaine d’entre eux écrivaient au Saint-Père pour lui faire part de leur désarroi et de leur crainte que son voyage soit interprété comme un soutien à la politique israélienne en Palestine. D’où le regret des 2 500 chrétiens de Gaza que Benoît XVI n’aille pas les rencontrer. « Pourquoi le pape ne vient-il pas ? » s’insurge le très dynamique évêque de Gaza, Mgr Manuel Musallam. Il veille sur la seule église de ce coin de Palestine et dirige la Sainte Famille, une école religieuse. Il y a deux ans, des groupuscules islamistes se sont attaqués à des chrétiens dans la ville. Ils ont posé une bombe dans la seule librairie chrétienne. Son propriétaire a été tué. Des dizaines de chrétiens ont quitté Gaza, certains pour la Cisjordanie, où la vie est plus paisible-la maire de Ramallah est une femme chrétienne-, d’autres pour le Canada. Au fil des années, la présence chrétienne au Moyen-Orient s’effiloche. Les communautés sont-elles menacées de disparition, englouties dans un océan musulman, parfois islamiste ? Les chrétiens d’Orient-en majorité orthodoxes-sont encore 10 à 12 millions. Mais la population musulmane a crû bien plus vite. « En 1919, les chrétiens de Palestine étaient 45 000, soit 25 % de la population ; en 1947, ils étaient 90 000 ; aujourd’hui, ils sont 200 000 entre la Palestine et Israël, mais ils constituent moins de 2 % de la population », explique Mgr Philippe Brizard, directeur général de l’Ouvre d’Orient.

    La tendance est la même partout. Démographie faible des chrétiens, qui forment la partie la plus éduquée et souvent prospère de la population ; émigration des jeunes, qui vont étudier aux Etats-Unis ou en Europe et ne rentrent plus. L’inquiétude sur la pérennité des communautés chrétiennes en terre d’islam s’est aggravée avec la montée de l’islamisme. Il y a un siècle, les chrétiens étaient le fer de lance des sociétés arabes, contribuant à la renaissance de la langue et à l’éclosion du nationalisme. Ils ont permis l’ouverture de ces sociétés vers la modernité. Michel Aflak, le fondateur syrien du Baas, ce parti laïque qui se voulait panarabe, était un chrétien. Les islamistes ont voulu mettre un coup d’arrêt à cette influence jugée pro-occidentale. Ils n’y sont pas totalement parvenus. Ils ont échoué en Jordanie, où le roi a toujours protégé la communauté chrétienne. En Syrie, le régime autoritaire, dont le pouvoir est aux mains de la minorité alaouite, fait alliance avec la minorité chrétienne, implantée dans les affaires, et accueille ses membres martyrisés des pays voisins, tel l’Irak.

    « Nous voulons que les chrétiens restent dans le monde arabe », écrivait en 2002 le prince Talal, membre de la famille saoudienne, dans une tribune publiée par le quotidien An Nahar de Beyrouth. Un point de vue éclairé très minoritaire : en Arabie, seule la religion musulmane est autorisée..

    Les chrétiens du moyen-orient

    Turquie

    0,1 % de la population, soit 80 000 chrétiens dont 10 000 catholiques arméniens, syriaques, chaldéens.

    Syrie

    4,5 % de la population, soit 850 000 chrétiens : syriaques, grecs orthodoxes, melkites, maronites...

    Liban

    Environ 40 % de la population, soit plus de 1 million de chrétiens majoritairement maronites, rattachés à Rome. Mais aussi melkites, syriaques, grecs orthodoxes et arméniens.

    Egypte

    Moins de 10 % de la population-de 6 à 9 millions de coptes. Fondée au Ier siècle à Alexandrie par Marc l'évangéliste, cette Eglise copte, orthodoxe, est autocéphale. 5 % des coptes sont catholiques.

    Israël

    150 000 chrétiens (2 % de la population), en grande majorité des Israéliens d'origine palestinienne. Grecs orthodoxes, catholiques de rite latin et melkites.

    Territoires palestiniens

    60 000 chrétiens (2 % de la population), grecs orthodoxes, catholiques de rite latin et melkites. Ils sont en majorité à Bethléem.

    Jordanie

    6 % de la population, soit 350 000 chrétiens-dont 120 000 catholiques-, grecs orthodoxes, melkites, maronites, chaldéens.

    Irak

    Moins de 3 % de la population, soit 800 000 chrétiens, dont 600 000 catholiques chaldéens,syriaques et grecs orthodoxes.

    Les églises séparées de Rome

    Catholicossat d'Etchmiatzine : 1 million de fidèles (Arménie).

    Catholicossat de Cicilie : 200 000 fidèles (Turquie).

    Patriarcat de Jérusalem : ,15 000 fidèles.

    Patriarcat d'Istanbul : 100 000 fidèles.

    Eglise syrienne occidentale : 100 000 fidèles (Syrie, Liban).

    Sainte Eglise apostolique de l'Orient : 70 000 fidèles (Irak).

    Eglise copte : 6 à 9 millions de fidèles (Egypte).

    Eglise grecque orthodoxe : 880 000 fidèles (Syrie, Israël, Jordanie, Egypte, Liban).

    Les eglises unies à rome

    Coptes catholiques : 95 000 fidèles (Egypte).

    Syriens catholiques (Syrie, Liban).

    Eglises maronites : 900 000 fidèles (Syrie, Liban).

    Eglise melkite : 500 000 fidèles (Syrie, Liban).

    Eglise chaldéenne : 600 000 fidèles (Irak).

    Eglise arménienne catholique : diaspora de 200 000 fidèles.

    08 mai 2009

    Benoît XVI débute en Jordanie sa visite en Terre sainte

    le  MOUVEMENT DÉMOCRATE CHRÉTIEN   conseille , avant que des bribes de phrases du discourt du Pape ne paraissent dans les médias et provoquent encore une polémique et une chasse contre le Pape et les catholique ,de lire l'intégralité de l'allocution  du Pape

    le Président du M.D.C.

    08/05/2009                                       

    Benoît XVI débute en Jordanie sa visite en Terre sainte


    Le pape Benoît XVI a entamé, vendredi 8 mai, en Jordanie, une visite au Proche-Orient de huit jours qu'il a présentée comme un "pèlerinage de paix" dans une région déchirée par les conflits


    Arrivé peu avant 13h30 (heure française) à Amman à bord d'un avion pavoisé aux couleurs de la Jordanie et du Vatican, le pape, a été accueilli à l'aéroport par le roi Abdallah II, et par la reine Rania.

    Le tapis rouge avait été déroulé et 21 coups de canon ont salué son arrivée, alors que d'importantes mesures de sécurité avaient aussi été prises.

    Sur la route de l'aéroport International Queen Alia, décorée des drapeaux jordaniens et du Vatican, des auto-mitrailleuses avaient pris place, ainsi qu'aux croisements de la capitale. Des soldats sont également postés le long du trajet du pape.

    Le pape et le roi, installés sur un podium, ont ensuite entendu les hymnes nationaux du Vatican et de la Jordanie joués par des gardes bédouins royaux.

    Les membres de la famille royale, les hauts responsables jordaniens, les dignitaires religieux chrétiens et musulmans, ainsi les membres du corps diplomatique, y compris l'ambassadeur d'Israël, étaient présents.

    Un nouveau dialogue entre chrétiens et musulmans

    Dans une allocution, le roi Abdallah II de Jordanie a appelé vendredi le pape Benoît XVI à ouvrir un nouveau dialogue entre chrétiens et musulmans et faciliter un règlement du conflit israélo-palestinien. "Aujourd'hui, ensemble nous devons renouveler notre engagement au respect mutuel. Ici, maintenant, nous devons créer un nouveau dialogue global, de compréhension et de bonne volonté" a-t-il déclaré.

    "Les voix de la provocation, des idéologies ambitieuses de division font planer la menace de souffrances indicibles. Nous devons rejeter un tel cours pour l'avenir de notre monde", a ajouté le souverain hachémite.

    Le roi a souhaité que ce dialogue "puisse apporter une contribution importante en Terre sainte ... où nous devons, ensemble, aider à lever l'ombre du conflit, à travers un règlement négocié qui réponde aux droits des Palestiniens à la liberté et au droit des Israéliens à la sécurité".

    La Jordanie est le seul pays arabe avec l'Egypte à avoir signé un traité de paix avec Israel.

    "Respect pour la communauté musulmane"

    De son côté, dans son allocution, le pape Benoît XVI a exprimé son "profond respect pour la communauté musulmane". Il a souligné que la "liberté religieuse est naturellement un droit humain fondamental et mon espérance fervente et ma prière sont que le respect des droits inaliénables et de la dignité (...) soient toujours plus affirmés et défendus non seulement au Moyen-Orient mais partout dans le monde".

    "Ma visite en Jordanie me donne l'heureuse occasion de dire mon profond respect pour la communauté musulmane", a encore dit le souverain pontife devant notamment le roi Abdallah II, de la reine Rania, de membres de la famille royale ainsi que des responsables et dignitaires religieux.

    Il a souligné que la Jordanie "a été depuis longtemps à l'avant-garde d'initiatives en faveur de la paix au Moyen-Orient et à travers le monde, en encourageant le dialogue interreligieux".

    Benoît XVI séjournera jusqu'à lundi en Jordanie, où vivent 4% de chrétiens sur 5,8 millions d'habitants et où sa visite a été critiquée par les islamistes. Il se rend ensuite en Israël et Cisjordanie jusqu'au 15 mai, avec un programme très chargé pour un homme de 82 ans.

    Le roi Abdallah II et le gouvernement jordanien veulent faire de la visite du pape, sa première dans un pays arabe en quatre ans de pontificat, un succès démontrant que le royaume est un exemple de coexistence entre chrétiens et musulmans.

    Pour le Front de l'action islamique (FAI), le pape n'est "pas le bienvenu"

    A l'opposé, la puissante confrérie des Frères musulmans et leur branche politique, le Front de l'action islamique (FAI), ont estimé que le pape n'était "pas le bienvenu" s'il ne s'excusait pas pour ses "propos contre l'islam".

    Le mouvement faisait référence à la polémique suscitée en 2006 par le discours de Ratisbonne. Benoît XVI avait ensuite exprimé des regrets pour les réactions suscitées par ses propos.

    Après l'échange de discours à l'aéroport, Benoît XVI a entamé son programme par une visite humanitaire au centre Regina Pacis pour handicapés où il a réaffirmé son intention d'être un "pèlerin de paix ".

    "Je viens simplement avec une intention, une espérance : prier plus particulièrement pour le don précieux de l'unité et de la paix très spécialement au Moyen-Orient".

    "Paix pour Jérusalem, paix pour la Terre sainte (...) la paix durable qui naît de la justice, de l'intégrité et de la compassion, la paix qui surgit de l'humilité, du pardon, et du désir profond de vivre en harmonie les uns avec les autres", a ajouté le pape au centre Regina Pacis, administré par des volontaires jordaniens, chrétiens et musulmans.

    Inauguré en 2004, ce centre administré par des volontaires jordaniens, chrétiens et musulmans, comprend des cours, des formations professionnelles et des cliniques.

    Le pape visitera la Mont Nebo

    Samedi, le pape doit visiter la mosquée Al-Hussein, la plus grande de Jordanie, où il rencontrera des religieux et penseurs musulmans.

    Il visitera également le Mont Nebo, où, selon la Bible, Moïse est mort après que Dieu lui ait montré la Terre promise, et il posera la première pierre d'une université dans la ville voisine de Madaba, à majorité chrétienne.

    Dimanche, il célébrera une grande messe publique au stade d'Amman, avant de se rendre à Wadi Kharrar, la Béthanie biblique où son cousin, Jean Baptiste, aurait baptisé Jésus.

    Vendredi et samedi sont fériés en Jordanie et le gouvernement a autorisé les chrétiens à ne pas travailler dimanche.

    Le pape quittera Amman lundi matin pour Tel-Aviv.

    Il a dit entreprendre ce voyage en "pèlerin de paix" alors que les tensions dans la région sont plus fortes qu'en 2000, lors de la visite historique de son prédécesseur Jean Paul II.

    AFP

    19 avril 2009

    Le Vatican fustige la "campagne médiatique" de "certains pays"

    L'Église catholique est une proie très facile pour certains groupuscule et pour certaines personnalités politique ;les hommes ,femmes politiques ne veulent pas que l' Église catholique se mêlent des problèmes de l' État ,mais ces personnes politique elles veulent se mêler de l' Église catholique ,il faudrait savoir ce qu'elles veulent

    et ces personnes ,ces groupuscules s'attaquent au Pape ,à l'église catholique car ils savent très bien qu'il n' y a ,n'aura jamais de poursuites ,de plaintes  et ils savent qu'au plus de l' État on ne criera pas au loup comme si cela avait été contre les juifs et les musulmans

    Comme nous déjà dis  suite à la réaction du Vatican face aux propos de M. Juppé et aux personnalités gouvernementales et partis politiques, nous nous demandons s'ils sont  conscients qu'ils ont perdu une occasion de se taire ? Hommes ,femmes  passant pourtant pour intelligents, leur anticléricalisme (nourri de je ne sais quelle idéologie ou obédience) semble avoir eu raison de leur devoir de prudence politique. L'acharnement de ministres de la République (ou d'anciens ministres comme M. Juppé) contre le chef de l'Église catholique (usant bassement de la désinformation et surfant par facilité sur un emballement médiatique impressionnant et malhonnête) interroge sur la laïcité telle que conçue par ces individus. L'église catholique se voit interdite de se mêler de la politique et des affaires de l'état, mais les politiciens et l'état (par la voix de ses représentants) se sont autorisés à se mêler des affaires de l'Église catholique et de juger la légitimité de son chef. Nous  n'avons  jamais vu cela et nous nous interrogeons sur la valeur de notre démocratie et sur ses actuels fondements. M. Juppé,messsieurs et mesdames les ministres respectez, s'il vous plaît la laïcité et relisez maintenant à tête reposée les vrais propos du Pape (dans leur intégralité). Entre nous, après cette relecture studieuse, n'avez-vous pas le sentiment (avec vos petits camarades) d'avoir raté une occasion de vous taire ? Quant nous  électeurs , nous  ne raterons  pas l'occasion de désapprouver tous ces individus (dont vous faîtes malheureusement partie aujourd'hui) lors des prochains rendez-vous électoraux et de vous faire tous désapprouver . A jouer avec le feu, on finit pas se brûler ...

    Nous nous répétons ,mais c'est à force de répéter les choses que ces hommes politiques de droite et de gauche comprendront peut etre qu'ils doivent mettre leurs exigences  ,pour eux l'eglise catholique ne doit pas se meler de la politique et des affaires de l' Etat alors qu'eux ne se melent pas des affaires de l' Eglise et n'incitent pas les groupuscules ,certains ,à faire du scandale jusque dans les Eglises

    Le Président du  M.D.C.

    Publié le 18/04/2009  Le Point.fr
    PROPOS DU PAPE SUR LES PRÉSERVATIFS - Le Vatican fustige la "campagne médiatique" de "certains pays"

    Avec agence

    Le Vatican fustige la

    La polémique après les propos du pape sur les préservatifs n'est toujours pas éteinte...

       

    Le Vatican a critiqué vendredi la résolution du Parlement belge qualifiant d'"inacceptables" les propos du pape sur le préservatif , en estimant qu'elle est fondée sur "un extrait d'interview tronqué et isolé de son contexte" et utilisé dans un but d'intimidation. La secrétairerie d'État "déplore qu'une Assemblée parlementaire ait cru bon de critiquer le Saint-Père à partir d'un extrait d'interview tronqué et isolé de son contexte", dit-elle dans un communiqué publié sur le site Internet du Vatican . Elle souligne que cette phrase a été utilisée "par certains groupes avec une intention intimidatrice manifeste, comme pour dissuader le Pape de s'exprimer sur certains thèmes, dont les implications morales sont pourtant évidentes, et d'enseigner la doctrine de l'Église".

    Mercredi, l'ambassadeur de Belgique a officiellement informé le Vatican de la résolution du Parlement demandant au gouvernement de "condamner les propos inacceptables du pape lors de son voyage en Afrique et de protester officiellement auprès du Saint-Siège", a précisé la Secrétairerie d'État, qui dirige la Curie romaine. La Secrétairerie d'État dit prendre "acte avec regret de cette démarche, inhabituelle dans les relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Belgique".

    Le Vatican dénonce une "campagne médiatique sans précédent"

    Le pape "a déclaré que la solution est à rechercher dans deux directions : d'un côté, une humanisation de la sexualité, et, de l'autre, une authentique amitié et disponibilité envers ceux qui souffrent", selon le communiqué. Le Vatican dénonce en outre "dans certains pays d'Europe", non précisés, une "campagne médiatique sans précédent sur la valeur prépondérante, pour ne pas dire exclusive" du préservatif, qu'elle ne nomme pas. Il juge cependant "réconfortant" de constater que les propos de Benoît XVI ont été "compris et appréciés, en particulier par les Africains, par les vrais amis de l'Afrique et par certains membres de la communauté scientifique".

    En route pour le Cameroun, le 17 mars, le pape avait déclaré que l'on ne pouvait " pas résoudre le problème du sida (...) avec la distribution de préservatifs " et que, "au contraire", leur "utilisation (aggravait) le problème". Le Vatican avait déjà réagi à l'initiative belge, au lendemain de son adoption, le 2 avril. Le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican, avait déclaré qu'elle "provoquait la stupeur".

    Posté par mouvdc à 16:00 - religion - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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    28 mars 2009

    L'imam de Drancy prône l'ouverture

    Cet Imam doit etre encouragé ,doit être soutenu  par tous  car nous sommes tous frères ,l'ouverture doit se faire entre musulmans ,juifs ,chrétiens  nous avons tous des points communs dans nos religions
    mais ,c'est toujours pareil ,en politique et dans tous domaines  dès  qu'une personne sort des règles ,du carcan que certains on établi cette personne est "persécuté " ,mal vu ,mise à l'écart ,même sa famille

    Toute tentative de rapprochement entre êtres humains et contre les rivalités religieuses est à encourager! Ne sommes-nous pas tous frères? Merci à cet imam!

     

    IL ne doit bien ne pas avoir un procès d'intention contre cet imam

    Nous voudrions qu'il est plus d'hommes de toutes religions qui agissent comme lui

    Le  Président du M.D.C.


    L'imam de Drancy prône l'ouverture

    Cécilia Gabizon
    27/03/2009
     

    «Je ne porte pas la barbe, je serre les mains des femmes et mes enfants sont dans le privé catholique», souligne Hassen Chalghoumi, qui organise des rencontres entre juifs et musulmans.
    «Je ne porte pas la barbe, je serre les mains des femmes et mes enfants sont dans le privé catholique», souligne Hassen Chalghoumi, qui organise des rencontres entre juifs et musulmans. Crédits photo : Le Figaro

    PORTRAIT - Installé à Drancy, Hassen Chalghoumi s'investit dans le rapprochement des religions et le dialogue entre islam et judaïsme. Un engagement qui lui vaut le soutien de beaucoup, y compris celui du président de la République, mais qui ne plaît pas à tout le monde. Ce Tunisien a été visé à plusieurs reprises par de mystérieuses représailles.

    Camp de Drancy. Mai 2006. Un imam inconnu, costume élégant, français hésitant, demande la parole : «À quelques mètres d'ici, des personnes innocentes ont souffert d'une injustice sans égale, avant d'être déportées à Auschwitz, juste car elles étaient juives.» Tous les regards se tournent vers Hassen Chalghoumi lorsqu'il poursuit : «Nous repartirons de cette cérémonie le cœur lourd, mais le travail ne sera pas terminé pour autant : nous devons transmettre à notre entourage ce que nous avons retenu afin de revenir plus nombreux la prochaine fois. Je terminerai en affirmant avec certitude et amitié, qu'issus de la même famille, enfants d'Israël et d'Ismaël sont des cousins, et ce encore aujourd'hui.»

    Le lendemain, la maison du jeune imam de Drancy est saccagée. Les auteurs de ce cambriolage à l'allure de représailles ne seront pas identifiés. Pour avoir reconnu publiquement la singularité de la Shoah, Hassen Chalghoumi est devenu «l'imam du rapprochement». Reçu à l'Élysée en janvier. Invité au dîner du Crif en mars. Félicité par Nicolas Sarkozy. Mais parfois décrié dans sa communauté, où ses détracteurs l'appellent «l'imam des Juifs». Soupçonné de trahison, Chalghoumi est mis à l'index dans certaines mosquées.

    «Ce n'est pas très confortable», reconnaît-il. «Mais avec le temps, on y arrivera, regardez la France et l'Allemagne», répète-t-il, tout empreint d'un messianisme réconciliateur, que son parcours ne laissait pas présager. Tunisien de 35 ans, formé à l'islam en Syrie et au Pakistan, Chalghoumi arrive en France en 1996. Il rencontre celle qui deviendra sa femme, s'installe, prêche à mi-temps dans la salle de prière d'un foyer situé à Bobigny. Un lieu surveillé par les Renseignements généraux, qui soupçonnent une dérive radicale. L'autre imam fera l'objet d'une procédure d'expulsion en 2003, enrayée par les associations musulmanes de Seine-Saint-Denis. Chalghoumi intrigue les policiers. «Je n'ai pourtant jamais été un fondamentaliste», assure-t-il. «J'ai pris un crédit pour acheter ma maison (ce que réprouve l'islam), je ne porte pas la barbe, je serre les mains des femmes et mes enfants sont dans le privé catholique», résume-t-il. Il s'établit à Drancy avec ses cinq enfants, monte une société de sécurité. Il s'instaure médiateur dans son quartier.

    Lorsque le maire centriste, Jean-Christophe Lagarde, rencontre les associations musulmanes qui souhaitent édifier un lieu de culte, Chalghoumi est l'imam pressenti. Le maire décide d'avancer l'argent, 1,8 million, pour construire «cet équipement municipal, qui peut être reconverti. C'était la solution pragmatique et légale pour permettre aux musulmans de pratiquer dignement» , justifie Jean-Christophe Lagarde. Très vite, la mosquée rassemble des milliers de personnes chaque semaine, des enfants, les mercredi, samedi et dimanche, et les 4 000 euros de loyer sont dûment versés. La «mosquée municipale» fonctionne… avec un imam taillé sur mesure pour une ville symbole comme Drancy. «Je n'ai donné aucune consigne», assure le maire, avant de concéder : «si ce n'est l'ouverture aux autres religions».

    L'imam prend contact avec l'église et la synagogue voisines. Invite les responsables juifs dans sa mosquée, favorise les rencontres entre fidèles. Dans un crissement de dents : «Certains croyants n'étaient pas contents, raconte Chalghoumi. Je leur ai dit, faites connaissance et on verra.» Quelques mois plus tard, le maire assure que «les relations entre communautés se sont grandement améliorées». Localement, le bouillonnant Chalghoumi a réussi son pari. Mais ne s'arrête pas là. «Il en fait trop», susurrent ces opposants, qui lui prêtent une ambition exacerbée. «Dès que l'on agit, on est accusé d'être à la solde du maire, des Juifs, de Sarkozy», rétorque l'imam.

    À l'automne, il intervient dans le XIXe arrondissement de Paris, après l'agression du jeune Rudy, laissé presque mort après une rixe entre bandes communautaires. Lorsque débute l'offensive israélienne à Gaza, fin décembre, Chalghoumi s'inquiète de voir les actes antisémites se multiplier. Il prône le contrôle des manifestations pro-palestiniennes craignant que «les radicaux ne détournent l'émotion légitime» vers la haine. «Les citoyens français juifs doivent pouvoir vivre en paix.» Ses fidèles de Drancy l'appuient. Mais ses positions agacent ailleurs. Sa voiture est recouverte d'huile de vidange. Il reçoit insultes et menaces téléphoniques. Et le soutien chaque jour plus explicite des organisations juives.

    «C'est un homme sincère et indépendant», défend Samy Gozlan, du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme. «Lui n'est pas influencé par des autorités étrangères.» Le ministère de l'Intérieur et des Cultes, en peine avec son Conseil français du culte musulman, l'observe avec circonspection. «Il est isolé, glisse-t-on, n'a pas vraiment d'influence.»

    Chalghoumi sait d'ailleurs, que seul, il s'épuisera. «Beaucoup d'imams veulent tendre la main aux juifs mais craignent d'être mal vus. Il faut se regrouper», répète-t-il. À l'occasion d'un dîner débat organisé par le Conseil des communautés juives du Val-de-Marne, il annonce en mars la création d'une association des imams de France. «Avec une trentaine d'imams venus principalement d'Ile-de-France et de l'Est, nous voulons échanger des expériences de terrain dans une dimension interreligieuse et citoyenne», explique-t-il. Parmi les convives, la ministre du Logement, Christine Boutin, le Grand Rabbin, Gilles Bernheim, les présidents du Consistoire et du Crif, l'évêque de Créteil, Mgr Michel Santier, et plusieurs imams du département. Mais point de Lhaj Thami Breze, le président du Conseil régional du conseil des musulmans d'Ile-de-France. Ce proche des Frères musulmans a été désinvité après ses attaques virulentes contre «la barbarie israélienne» à Gaza. Entre le Crif et l'UOIF, la guerre est ouverte désormais. Mais la relation n'est guère plus florissante avec la Mosquée de Paris. Son représentant, Djelloul Seddiki, a quitté le groupe d'amitié judéo-musulmane pendant l'opération «Plomb durci». Désormais, sur les terres brûlées du rapprochement, il ne reste que Chalghoumi. La semaine dernière, il était en Israël et à Gaza, avec un prêtre et un rabbin. Pour un nouvel exercice d'équilibriste qui force l'admiration. Sans toujours convaincre.

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