14 novembre 2009
Bachar al-Assad oppose une fin de non recevoir à Israël
Fanfaronades déplacées
La
Syrie est loin d'avoir eu un comportement irréprochable pour exiger
quoi que ce soit. Elle a soutenu le terrorisme depuis des années,
continue à tirer les ficelles au Liban, elle a été à la tête de toutes
les guerres contre Israël et exige aujourd'hui de récupérer les
territoires qu'elle a perdus au cours de ses défaites??
Les Israéliens y consentiront peut-être mais il faudra des accords assez intéressants pour tous sur la répartition des eaux et surtout que les Syriens se montrent beaucoup plus soucieux de créer des relations de confiance avec leurs voisins. Ils ne devraient pas se croire en position de force et jouer aux plus malins car ça n'est pas ainsi que l'on commence quand on a un dossier si délicat à traiter.
Il semblerait que la Syrie voudrait le beurre et l'argent du beurre ;mais ,ils ne font rien pour que le Hezbollah ,
au Liban,soient désarmés et qu'ils arrêtent de mettre en péril la paix ,non seulement au Liban,mais aussi dans la région et que font ils en vers les palestiniens ,ils ne les obligent pas à arrêter d'attaquer Israel
Avant de voulmoir poser des conditions ,les syriens devraient prouver ,montrer qu'ils veulent que la paix existe dans cette région ,ce qui ne nous semble pas etre la volonté des syriens
ET Sarkosy ,ainsi que l' UE ont fait un couac en voulant que la Syrie signe un accord d'association que damas n'a pas paraphé et que surement ne sera signé que lorsque Sarkosy se sera encore plus plié,il en a l'habitude ,aux exigences syriennes
Le Président du M.D.C.
13.11.2009
Bachar al-Assad oppose une fin de non recevoir à Israël
PARIS (Reuters) - Le président syrien Bachar al-Assad a accusé vendredi Israël de "jouer sur les mots" et opposé une fin de non recevoir au Premier ministre israélien, qui s'est dit prêt à le rencontrer sans condition préalable.
"La Syrie n'a pas de conditions, la Syrie a des droits et la Syrie ne cèdera jamais sur ces droits", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien et d'un déjeuner de travail avec le président français Nicolas Sarkozy, au Palais de l'Elysée.
"Tous ces jeux sur les mots de la part des Israéliens visent à ce qu'il n'y ait ni exigence ni droits qui pourraient être récupérés ou restitués", a-t-il ajouté. "Mais cela ne pourra qu'accentuer l'instabilité dans la région."
Bachar al-Assad a expliqué que des discussions israélo-syriennes devaient porter sur la restitution des territoires occupés par Israël dans le Golan depuis 1967.
"Pour ce sujet, il y a un cadre de référence, il y a également des mécanismes qui existent", a-t-il poursuivi, en renvoyant ces discussions au niveau des experts.
Il faisait allusion aux négociations indirectes engagées en mai 2008 entre la Syrie et Israël par l'intermédiaire de la Turquie et interrompues à la suite de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, fin décembre 2008-début janvier 2009.
"Ce sont les négociateurs qui sont spécialisés dans ces négociations qui connaissent et maîtrisent ce mécanisme. Ce n'est ni moi ni M. Netanyahu", a-t-il dit. "Si M. Netanyahu est sérieux, il peut envoyer son équipe d'experts, nous enverrons notre équipe d'experts en Turquie, ils pourront alors parler, s'ils sont vraiment intéressés par la paix."
Benjamin Netanyahu, qui a été reçu mercredi par Nicolas Sarkozy, avait fait savoir, après cet entretien, qu'il était prêt à rencontrer le président syrien n'importe où et n'importe quand, pourvu qu'il n'y ait pas de conditions préalables.
Bachar al-Assad a émis le souhait que la France soutienne la Turquie dans ses efforts de médiation et essaye de convaincre Israël de reprendre les négociations par le truchement turc.
FAIRE CONVERGER LES EFFORTS
"Ce qui nous manque c'est un partenaire israélien qui est prêt à aller de l'avant et à parvenir à un résultat", dit-il.
Dans une interview publiée jeudi par le quotidien syrien Al-Watan, Nicolas Sarkozy plaide en faveur d'une convergence de tous les efforts en faveur de la paix au Proche-Orient.
"Sur la question du processus de paix, il ne s'agit sûrement pas de mettre en concurrence les uns et les autres mais au contraire de conjuguer leurs efforts", dit-il.
Il estime également que l'Union pour la Méditerranée (UPM), lancée le 13 juillet 2008 à l'initiative de la France mais aujourd'hui en panne, pourrait fournir un cadre à ces efforts sur les différents volets - palestinien, libanais, syrien.
"Une réunion de l'Union pour la Méditerranée, élargie aux autres grands acteurs concernés, pourrait offrir une opportunité", explique-t-il.
Bachar al-Assad était venu à Paris en 2008, pour le lancement de l'UPM et la fête nationale française du 14 juillet.
Nicolas Sarkozy est allé deux fois à Damas depuis son arrivée à l'Elysée - le 4 septembre 2008 et en janvier 2009. Son conseiller diplomatique, Jean-David Levitte, et le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, s'y rendent régulièrement.
Claude Guéant devait participer vendredi soir à un dîner de Bachar al-Assad avec des chefs d'entreprises français dans un hôtel particulier voisin du Palais de l'Elysée.
Christine Lagarde doit aller d'ici la fin de l'année en Syrie pour évoquer les échanges économiques franco-syriens.
Selon l'Elysée, la visite président Assad devait aussi être l'occasion de faire le point sur les relations entre la Syrie et l'Union européenne. L'UE a proposé à la Syrie un accord d'association, que Damas a cependant refusé jusqu'ici de signer.
"Il faut d'abord éliminer un certain nombre de points économiques et administratifs qui sont, pour nous, négatifs", explique Bachar al-Assad dans une interview publiée vendredi par Le Figaro.
Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse
challenges
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