07 novembre 2009
Poste «imprivatisable», Estrosi impayable
S'ils ne veulent pas privatiser la poste, pourquoi lui font-il prendre le même chemin que GDF?et si comme l'a dis Guaino ,que c'est la volonté de l' UE que de privatiser la Poste ,cela veut donc dire en clair que la constitution Français n'a plus aucune valeur et qu'elle est remplacée par le traité de Lisbonne
Sarkosy avec son gouvernement emploie la méthode Coué du moins un dérivé car, ce
gouvernement, impuissant face aux difficultés de mise en place de son
programme, pratique la méthode Coué, ou plus exactement un dérivé de
cette méthode. Nous sommes dans un exercice de communication de masse
permanent qui n'hésite pas à recourir au mensonge. Une sorte de
bourrage de crâne par lequel, même si les faits sont inexacts,
resteront quelques subsides dans la tête des électeurs... C'est le
degré zéro de la politique, le mépris permanent des citoyens dont
Christian Estrosi est l'un des plus zélés représentants ,c'est pour cela que Sarkosy l'a mis à ce poste
Mais si estori veut vraiment que la Poste ne soit pas privatisable qu'il fasse comme le propose le PS :inscrire que la Poste n'est pas privatisable ,mais dans constitution ;cela sera inscrit donc dans du marbre
mais ,une chose et sur c'est qu ' Estori ne le proposera pas et que Sarkosy ne le fera pas inscrire dans la constitution
Le Président du M.D.C.
05/11/2009
Poste «imprivatisable», Estrosi impayable
«Je vais faire ajouter dans le texte de loi qu’en application du préambule de la Constitution, la Poste ne sera pas privatisable. ça veut dire que je vais la rendre imprivatisable.»
Christian Estrosi sur Europe 1, le 2 novembre.
INTOX Alors qu’a débuté au Sénat l’examen du projet de loi sur la Poste, le gouvernement peine toujours à convaincre les Français que le changement de statut en société anonyme n’augure en rien d’une privatisation. L’opposition agite la privatisation comme un épouvantail, avec l’opinion derrière elle. En témoigne la «votation» organisée par le Comité national contre la privatisation, qui a recueilli, à la mi-octobre, 2,3 millions de signatures. D’où cette promesse de Christian Estrosi, lundi sur Europe 1, de rendre la Poste «imprivatisable» : «Je vais faire ajouter dans le texte de loi qu’en application du préambule de la Constitution de 1946, la Poste ne sera pas privatisable. ça veut dire que je ne permettrai pas à un gouvernement socialiste qui, dans le pire de mes cauchemars, reviendrait, de la privatiser, parce que je vais la rendre imprivatisable.» La veille, dans le Journal du Dimanche, Jean-Paul Bailly, patron de la Poste, avait usé du même argument, assurant que la loi, «en confiant à la Poste le service universel du courrier pour quinze ans, la consacre en tant que service public national, constitutionnellement non privatisable».
DESINTOX Voilà ce que dit l’alinéa 9 du préambule de 1946 évoqué par Estrosi : «Tout bien, toute entreprise dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité». A en croire le ministre, il suffit de préciser dans la loi que la Poste est bien un «service public national» pour la rendre «imprivatisable». Sauf que les choses ne sont pas si simples. Gilles J. Gugliemi, constitutionnaliste et spécialiste des services publics, souligne d’abord que cette disposition a été conçue pour permettre… une nationalisation. Et non l’inverse. Et que le conseil constitutionnel en 1993 a déjà refusé de l’interpréter comme interdisant les privatisations. Surtout, de l’eau a coulé sous les ponts depuis 1946, ajoute le juriste : «A cette époque, un "service public national" avait un sens organique. Mais depuis plus de vingt ans, il est acquis qu’une entreprise nationale qui assure plusieurs activités dont certaines sont concurrentielles, peut être privatisée, tout en conservant de par la loi l’obligation d’assurer une activité de service public». Même Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a reconnu la légèreté de la promesse d’Estrosi, affirmant : «Il n’y a jamais rien d’éternel, et c’est vrai pour toutes les entreprises publiques.» Boutade d’un député de gauche : «Il y aurait bien une façon de bétonner un peu plus : inscrire que la Poste n’est pas privatisable… mais le mettre dans la Constitution». Chiche !
liberation
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