06 novembre 2009
Quand les sondeurs menaient grand train à l'Elysée
- ce buisson qui cache la foret ,de
toutes ces dépenses qui n'ont d'autres buts que de permettre à Sarkozy
et à ses conseillers de rectifier le tir pour rester dans la drague des
électeurs.
L'accession au pouvoir de Sarkosy s'est faite sur une communication qui relève à l'évidence de la publicité mensongère.
Garder ce pouvoir usurpé par le mensonge nécessite une capacité entière à continuer de séduire sur des apparences qui, dans le cas présent, sont travaillées à outrance.
Heureusement, chaque système à ses limites et nous les voyons apparaître jusque dans les débats houleux à l'intérieur même de la majorité.
Sarkozy, Grand Responsable de tout et souvent de
rien s’il en est, il est tout de même Président de notre République,
dépense des sommes colossales autant qu’indécentes afin d’asservir des
instituts de sondage, qui nous le rappel ons sont, avant tout, des
organismes commerciaux, normalement indépendants à but essentiellement lucratif, des
instituts de sondage reconnaissants et vassalisés qui ont toujours été,
curieusement, extrêmement favorables à ce même M. de Sarkozy.
Au point de falsifier l’équilibre même de la Démocratie
le programme de Sarkosy , vu 2 ans et demi après son élection.
Morceaux choisis :
- "Au-delà des mesures, j’ai surtout voulu vous présenter les valeurs qui fondent mon projet. Ce sont celles du travail, de l’autorité, de l’honnêteté, de la fraternité et de la grandeur de la France."
- "Rien ne se fera donc avec un État qui continue à fonctionner
comme aujourd’hui."
- "Vous êtes de plus en plus nombreux à ne plus croire dans la politique. Vous ne supportez plus la concentration des pouvoirs entre les mains d’une petite élite, l’impuissance publique, le manque de courage. Vous avez raison."
- "C’est pourquoi je défendrai la Ve République, tout en changeant la
pratique, les comportements, les mentalités."
- "Si je suis élu, mon gouvernement sera limité à 15 ministres pour être plus efficace."
- "Je vous associerai au choix des réformes. Je crois que l’on prend de
meilleures décisions si l’on prend le temps d’écouter ceux qui sont
concernés sur le terrain, et que les réformes sont mieux appliquées si
chacun a pu au préalable les comprendre et les accepter."
- "Je rendrai compte régulièrement de mon action devant les Français et
devant le Parlement.Je renforcerai les pouvoirs de celui-ci, notamment
de l’opposition, parce que je ne veux pas gouverner seul et que je
pense qu’une démocratie se protège des risques de dérive lorsqu’elle
est capable d’organiser et d’accepter ses propres contre-pouvoirs."
- "Je veux que les nominations aux fonctions les plus importantes de l’État se fassent sur des critères de compétences et de hauteur de vue, et non pas sur des critères de proximité avec le pouvoir politique en place."
- "Je veux être le Président du pouvoir d’achat."
(et des perles comme ça il y en a une pelletée...)
(extrait du programme électoral de Sarkosy à la présidentielle téléchargeable ici : http://www.sarkozy.fr/lafrance/ ).
Avec le recul ça vaut vraiment son pesant de cacahouètes et des promesses comme cela ,il y a d'autres ,il y en a eu d'autres :comme la promesse de ne jamais privatiser EDF et GDF et maintenant que la campagne officieuse pour les régionales est lancée ,il y en aura d'autres promesses ,la dernière pour les agriculteurs cela serait bien étonnant qu'elle soit tenue ;vous verrez d'ici les seconds touts des régionales sarkosy va nous en sortir d'autres promesses qu'il ne tiendra pas ,aux Français de ne pas tomber dans le panneau et de renvoyer sa majorité à ses chères études
Manipuler des sondages comme cela ,les trafiquer ,cela n'est pas loin d'entre de la dictature et cette façon est normalement punie par la loi
Le Président du M.D.C.
Sondages de l'Elysée: 5 millions d'euros et le PS sur la piste de manipulations
06 Novembre 2009
Par médiapart
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On connaît désormais la liste des quelque 200 sondages payés rubis sur l'ongle par l'Elysée entre janvier 2008 et septembre 2009 (pour un total de 5 millions d'euros). Dans cette affaire déclenchée par la Cour des comptes (qui avait pointé en juillet des «errements» dans l'achat d'études d'opinion par le «Château»), la gauche gagne incontestablement du terrain.
Jeudi 5 novembre, les députés socialistes ont profité d'une audition d'Henri de Raincourt (ministre chargé des relations avec le Parlement), consacrée au budget 2010 de la Présidence, pour mettre ce drôle d'inventaire sur la place publique et commencer à l'éplucher.
Le député PS Jean Launay, «rapporteur spécial» du budget de l'Elysée, autorisé à ce titre à se plonger dans la comptabilité du faubourg Saint-Honoré, l'avait récupéré quelques jours plus tôt des mains de Christian Frémont, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.
Ainsi, pour ces 200 études d'opinion financées par l'Elysée, le Parlement dispose désormais des montants et dates de facturation, des thématiques traitées, ainsi que des noms des entreprises qui les ont réalisées. Les députés, au passage, ont pu constater que la plupart des commandes avaient transité par Publifact, le cabinet de Patrick Buisson rémunéré par la Présidence pour jouer les intermédiaires avec les instituts de sondage, voire pour rédiger lui-même les questions.
Publifact a par exemple facturé à l'Elysée les «enquêtes» suivantes:
• «2 février 2008, 9.568 euros, les déçus de Nicolas Sarkozy, via OpinionWay»
• «17 mars 2008, 2.392 euros, la suppression du jour férié du 8 mai, via OpinionWay»
• «17 mars 2008, 4.784 euros, la création d'une nouvelle promotion dans l'ordre de la Légion d'honneur, via OpinionWay»
• «27 octobre 2008, 9.568 euros, études et impact du discours de Toulon, via CSA»
• «31 mars 2009, 4.186 euros, étude et analyse sur le retour de la France dans l'OTAN, via IFOP»
• «7 mai 2009, 9.568 euros, le baromètre de la confiance et de l'actualité, vague 1, via OpinionWay (questions et verbatim)»...
Ci-dessous, un extrait de la liste (disponible sous l'onglet Prolonger dans son intégralité):
Au total, Patrick Buisson (ou ses sociétés) auront encaissé 1,5 million d'euros en 2008 et 1 million en 2009. «On nous dit que le chiffre d'affaires [de Publifact] aurait augmenté de 250% en deux ans!», s'est étonnée jeudi la socialiste Delphine Batho... Sans dégainer le mot, elle s'est – en clair – interrogée sur l'existence de sur-facturations, soulignant «l'écart entre le coût habituel des prestations [commandées et payées par Patrick Buisson aux instituts de sondages] et les dépenses engagées par l'Elysée» pour régler ce dernier in fine.
Ci-dessous, la ventilation du budget «sondages» de l'Elysée par prestataires (en 2008):
Jeudi, cependant, l'essentiel n'était pas dans les chiffres: les élus PS se sont surtout efforcés de «faire parler» cette liste, d'y déceler les traces d'une véritable «co-production» par l'Elysée de sondages parus dans les journaux (en particulier dans Le Figaro). Autrement dit, les socialistes ont cherché, dans ce «catalogue», les indices d'une manipulation de l'opinion par l'entourage de Nicolas Sarkozy. Sous le feu des questions, plusieurs pistes ont surgi.
«Y a pas de lézard» ?
«L'Elysée sponsoriserait-il des sondages de médias, qui seraient en quelque sorte des médias partenaires de la présidence?», s'est indignée Delphine Batho.
En coulisse, le PS a en effet démarré un long travail de recoupement, qui porte déjà ses fruits: Le Figaro a par exemple publié, le 4 janvier 2008, un article intitulé «Les vœux de Sarkozy jugés convaincants», avec sondage OpinionWay à l'appui; dans le même temps, l'Elysée avait déboursé 11.960 euros début 2008 pour un sondage «Post-test des vœux du Président», commandé par Publifact et réalisé par OpinionWay au soir du 31 décembre 2007...
Pour la nouvelle année 2009? Rebelote! Publifact a facturé le 9 février à l'Elysée une étude «post-test des vœux du Président» (9.568 euros cette fois-ci), confiée aux soins d'OpinionWay; le 2 janvier 2009, Le Figaro avait passé dans ses colonnes un papier affirmant que «52% des Français ayant regardé les vœux du chef de l'Etat l'avaient trouvé convaincant», sur la base d'un sondage justement effectué par OpinionWay... «Se pose la question de (...) ce qui est payé ou pas par ces médias», a résumé Delphine Batho.
Pour l'heure, le PS ne dispose évidemment d'aucune preuve, mails il a déjà de quoi jeter quelques suspicions.
En commission, Delphine Batho a même poussé le «vice» jusqu'à s'interroger sur l'existence possible d'un lien entre un «Politoscope» d'OpinionWay facturé 9.568 euros au «Château» et un sondage sur la libération d'Ingrid Betancourt paru le 4 juillet 2008 dans Le Figaro («Pour 56% des Français, Nicolas Sarkozy a joué un rôle important»), toujours fourni par OpinionWay... Au passage, elle remarque que le journal avait préféré titrer sur Nicolas Sarkozy, plutôt que sur le président colombien Alvaro Uribe, dont 90% des sondés saluaient pourtant le rôle «déterminant»...
Jeudi, le PS a surtout soulevé un autre lièvre, en fouinant dans la liste des 200 sondages: le 1er octobre, Publifact a réclamé 15.548 euros à la Présidence pour une enquête sur «le climat politique en Ile-de-France», exécutée par l'Ifop, au moment précisément où l'UMP cherchait à départager ses deux candidats «maison» pour la tête de liste aux élections régionales de mars 2010 en Ile-de-France (Valérise Pécresse ou Roger Karoutchi).
«Quel était l'intérêt pour le Président de la République de faire un sondage sur l'Ile-de-France?», a questionné Delphine Batho, faussement ingénue. «A-t-il, oui ou non, servi à départager [les deux candidats de l'UMP]?, a traduit la socialiste Sandrine Mazetier. Si c'est le cas, c'est une manière de prendre en charge des frais qui pourraient être pris en charge par la formation politique [concernée]!» Elle aurait pu dire: «qui devaient»...
De même, d'après une facture présentée à l'Elysée le 27 octobre 2008, le cabinet de Nicolas Sarkozy a dépensé 9.568 euros de deniers publics pour une enquête sur «les têtes de liste pour les élections européennes» (toujours estampillée OpinionWay). A cette époque-là, le parti présidentiel hésitait encore dans le choix de ses porte-voix... «Ce sondage a-t-il servi à sélectionner les têtes de liste d'une formation politique proche du Président?», a lancé Sandrine Mazetier. Dans ce cas, «ça pose des problèmes importants, qui intéresseront la Cour des comptes!».
En face, le ministre Henri de Raincourt a encaissé. «Certaines questions sont d'une telle précision que je ne suis pas certain de pouvoir satisfaire la curiosité de l'ensemble des députés», a-t-il soufflé, se contentant de rappeler que l'Elysée avait mis fin aux anomalies dénoncées par la Cour des comptes et régularisé sa situation à la mi-octobre, puis que le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy avait déjà apporté quelques réponses, lors de sa récente audition par l'Assemblée... Démuni, il a finalement juré, pour couper court au débat: «Il n'y a pas de lézard!»
A la sortie, les socialistes ont réaffirmé leur exigence d'une véritable commission d'enquête parlementaire, seule susceptible d'apporter des réponses définitives à leurs questions. Ils prévoyaient de mettre sa création à l'ordre du jour des débats de l'Assemblée dans la semaine du 9 décembre.
Commentaires
Pour une commission d'enquète parlementaire sur la crise financière
Aujourd’hui, François Hollande trouve curieux le refus de l’exécutif d’une telle commission d’enquête.
Ce que je trouve curieux !
En pleine accélération du processus d’effondrement du système financier international, je trouve curieux qu’aucun parlementaire demande une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière (type Commission Pécora de 1932) pour exposer aux yeux des citoyens la responsabilité des banquiers dans la crise financière.
David C.
david.cabas.over-blog.fr
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