03 juillet 2009
Le pire du pire des reclassements "indécents"
Au lieu des syndicalistes que vous pointez du doigt, ce sont plutôt nos hommes politiques qui devraient lutter contre ces délocalisations qui interviennent très souvent alors que les entreprises ont profité grassement des aides publiques pendant des années, sous toutes leurs formes: exonérations de taxes, primes à l'emploi, zone franches etc etc. Pour finir, certains disent que les syndicats défendent des acquis d'un autre âge: nous sommes d'accord avec vous sur point car être encore obligé comme au moyen âge de se battre pour ne pas s'appauvrir en travaillant,pour avoir une vieillesse digne de ce nom, une justice qui ne soit pas une farce, se battre contre un roi et sa cour, contre des seigneurs sans foi ni loi... vous avez raison c'est d'un âge ...mais qui revient en force !
Mais ,la droite répare ses propres erreurs c'est bien elle ,avec le MEDEF,qui a fait ,autorisé les patrons à proposer des reclassements plus qu'indécents ;il aurait fallu qu'ils s'en aperçoivent avant qu'il y ait des cas plus qu'indécent proposés par les patrons et que cela soit divulgué dans les médias ,encore pas tous ,le gouvernement et le MEDEF auraient continué allègrement
Il est donc normal que ce gouvernement répare ses erreurs ,mais il n'empêchera pas les délocalisations abusives ,il n'empêchera pas la casse de l'emploi puisqu'il y participe activement
Le Président du M.D.C.
Le pire du pire des reclassements "indécents"
Florence Méréo - 01/07/2009 17:19:00
L'Assemblée nationale a adopté ce mardi un texte pour empêcher les propositions de reclassement "indécentes" à l'étranger. Jusqu'à présent les employeurs, s'ils avaient des postes disponibles à l'étranger, étaient obligés de les proposer aux salariés licenciés. Certains n'ont donc pas hésité à mettre sur table des offres plus que farfelues. LExpansion.com en dresse le palmarès.
Malaisie : 10 jours de congés payés par an
Travailler 48 heures par semaine, avoir 10 jours de congés annuels, le tout en Malaisie pour un salaire de 1 169 euros par an...La nouvelle avait été plus que fraîchement accueillie par les salariés de la société de fabrication de préservatifs Radiatex-Protex, installée à Bellerive-sur-Allier. En 2005, conformément à la loi en vigueur, la direction avait fait cette offre à onze des quarante salariés de l'entreprise touchés par un plan de licenciements collectifs. Tous avaient décliné cette « proposition qui n'en est pas une ».
Inde : travailler 6 jours sur 7
C'est en Inde cette fois, à Bangalore, que le groupe de textile Carreman (Tarn) voulait envoyer neuf salariés sous le coup d'un licenciement. Un reclassement proposé en mai 2009 qui incluait les conditions salariales du pays, c'est-à-dire un salaire de 3 500 à 4 500 roupies (53,7 à 69,1 euros) par mois, six jours de travail sur sept, huit heures quotidiennes. Les salariés ont eu une semaine pour rendre leur réponse...
Ile Maurice : 117 euros de salaire mensuel
Pour les plus chanceux des employés de l'entreprise bretonne de fabrication de pinceaux Max Sauer, le reclassement proposé en 2005 était dans les Côtes d'Armor. Pour les autres, ce fut l'Ile Maurice. Et les charmes de l'Ile n'ont pas masqué les conditions de rémunérations très inférieures à celles de la France : 117 euros par mois.
Hongrie : 300 euros par mois
La société d'assemblage d'échelles Thédis à Exincourt, dans le Doubs, a proposé à quatre de ses salariés un poste en Hongrie, à Szekesfehervar, près de Budapest. Des fonctions identiques mais un salaire bien différent de 300 euros par mois, qui correspondait certes aux conditions de vie locales mais qui a fait bondir employés et syndicats.
Armenie : 110 euros par mois pour la semaine de 40 heures
L'histoire se passe en Alsace, chez Sem Suhner, fabricant de transformateurs électriques. Les neufs salariés qui doivent être licenciés se voient offrir un reclassement dans la capitale arménienne, Erevan. Les conditions ? 110 euros bruts par mois et 40 heures de travail par semaine. Face au tollé provoqué par la nouvelle, le PDG présente ses excuses publiques quelques jours plus tard.
Mexique ou Chine : 2 euros l'heure
Une initiative qui n'a pas empêché l'usine d'Amphénol-Socapex, à Dole, de proposer quelques jours plus tard, en mai 2005, un poste au Mexique ou en Chine aux salariés de l'entreprise. Pour compenser les 2 euros l'heure de rémunération, le groupe leur proposait un aller-retour gratuit par an vers la France...
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