30 novembre 2008
Logement: les déboutés du droit Dalo pourront attaquer l'Etat à partir de lundi
Le gouvernement va avoir beaucoup de plaintes car il n'a pas ,par l'intermédiaire des préfets ,respectés sa parole et la loi qu'il a fait voter ,le droit DALO
cette loi,a été faite plus tôt pour vouloir apaiser les manifestations ,les implantations des tentes de SDF plus que de vouloir faire le nécessaire pour que les sans logis aient un toit ,un toit décent
et le gouvernement n' a rien fait pour obliger les communes à faire des logements sociaux ,rien pour faire respecter les 20% par les communes ce qui fait que nous en sommes au même point que l'hiver dernier
les plaintes vont devoir sûrement attendre plusieurs mois pour être prise en compte ,être jugées ,mais celà mettra le gouvernement devant ses responsabilités
et peut être l'obliger à faire obliger les communes à avoir plus de logements sociaux
mais en attendant ,beaucoup de personnes ,de couples ,de femmes avec enfants qui devaient bénéficier de
du droit DALO sont encore obligés de dormir dehors
Le Préssident du M.D.C.
Logement: les déboutés du droit Dalo pourront attaquer l'Etat à partir de lundi
A partir de lundi, en pleine tempête médiatique sur le sort des sans-abri, les personnes considérées comme prioritaires en matière de demande de logement, sont en droit de saisir le tribunal administratif si l'Etat s'est avéré défaillant.
Cette possibilité est ouverte au 1er décembre en vertu de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo): au 31 octobre, 50.600 demandes de logement avaient été déposées au titre du Dalo, selon les services de Christine Boutin, ministre du Logement. Sur la totalité de ces recours, 32.000 concernent l'Ile-de-Francel'Ile-de-France dont 11.000 à Paris.
Un avis favorable a été formulé pour 13.200 demandes (un petit quart de l'ensemble) mais il n'y a eu au bout du compte que 3.300 relogements ou hébergements effectifs, selon le Comité de suivi de la loi Dalo.
Pour Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre et membre du Comité de suivi du Dalo, "cette date du 1er décembre ne veut évidemment pas dire que tout va changer. Simplement, ce nouveau droit au logement va entrer dans sa phase juridique. On passe d'une obligation de moyens à une obligation de résultats".
La loi du 5 mars 2007 instituant le Dalo et dont la mise en oeuvre a débuté au 1er janvier 2008, est née de l'émotion suscitée par le campement organisé à Paris, durant l'hiver 2006-2007, par les Enfants de Don Quichotte. Ces jeunes gens, qui ne venaient pas du monde associatif, voulaient attirer l'attention de l'opinion publique sur le problème récurrent des sans-abri.
La loi prévoit que les ménages dits "prioritaires" peuvent, depuis le 1er janvier 2008, former un recours amiable auprès de commissions de médiation départementales pour obtenir un logement ou un hébergement. Si aucune solution de relogement ne leur est proposée, les personnes concernées pourront déposer un recours contentieux au tribunal administratif à partir du 1er décembre 2008.
Dans les zones "tendues" - où il y a de graves problèmes de logement -, le préfet dispose d'un délai de 6 mois pour trouver un logement aux demandeurs, de 3 mois ailleurs.
A partir du 1er janvier 2012, le droit de recours devant le tribunal administratif sera étendu à tous les demandeurs d'un logement social depuis un délai "anormalement long".
Avant la mise en oeuvre de la loi, les associations avaient évoqué le chiffre de 600.000 bénéficiaires potentiels. Christine Boutin estime maintenant à quelque 60.000 le nombre de personnes qui auront déposé un dossier d'ici le 31 décembre.
"Ce n'est pas peu pour un droit encore largement méconnu et difficile à exercer" vu la complexité des dossiers que les mal-logés peuvent retirer dans les Caisses d'allocations familiales, estime Christophe Robert.
Les associations, depuis la fin de l'été, multiplient les campagnes d'information. Après celle du Dal (Droit au logement), un autre collectif - Fondation Abbé Pierre, Secours catholique et Enfants de Don Quichotte - a affrété un bus pour informer les mal-logés.
La tournée a été lancée à Grenoble le 23 et se terminera à Rennes le 5 décembre.
Dimanche 30 novembre, leur bus, portant l'inscription "un toit c'est un droit!", sera à Paris, au pied de Notre-Dame, pour "informer et sensibiliser habitants et personnes mal-logées".
Les tribunaux administratifs pourront appliquer à l'Etat des pénalités financières qui viendront alimenter un fonds destinés à la construction de logements sociaux.
Stephane de Sakutin AFP/Archives ¦ Photo d'une tente de sans domicile fixe prise lors d'une marraude de l'association Emmaüs dans le bois de Vincennes, le 28 novembre 2008 à Paris
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP,
éditions du 30/11/2008 - 13h32
Stupeur et indignation après l'interpellation musclée d'un dirigeant de Libération
Cette arrestation semble être une censure mené par le gouvernement ,qui approuve la façon dont ce dirigeant de Libération a été arrêté;
Mais ,fait rare l' ump s'indigne de la façon dont ce dirigeant à été arrêté ,bien sur la gauche aussi
cela est grave si la liberté d'expression est ainsi bafouée
il est temps que les députés et les sénateurs mettent le haut là sur cette façon d'agir et qu'ils ne se laissent pas influencer par le gouvernement
Le Président du M.D.C.
Stupeur et indignation après l'interpellation musclée d'un dirigeant de Libération
samedi 29.11.2008, - La Voix du Nord
- Vittorio de Filippis, le 29 juin 2006 à Paris
L'interpellation musclée de l'ex-directeur de la publication de Libération, Vittorio de Filippis, contre qui avait été délivré un mandat d'amener dans une banale affaire de diffamation, une "première" selon l'avocat du quotidien, suscitait l'indignation samedi.
"Il n'y a pas de précédent en France, aucun directeur de publication n'a subi ce que j'ai subi", a affirmé samedi à l'AFP M. de Filippis, qui, à ce poste, était pénalement responsable de tout ce qui était publié. "Nous vivons dans un pays où l'on parle d'incarcérer les mineurs délinquants de 12 ans, on voit comment est traitée l'ultra-gauchel'ultra-gauche sur l'affaire de la SNCF... On porte atteinte à la liberté de la presse, aux libertés publiques, au débat démocratique", a-t-il ajouté. Aujourd'hui directeur du développement du journal, Vittorio de Filippis a été interpellé à son domicile vendredi vers 6H30 par des policiers qui l'ont conduit au commissariat du Raincy (Seine-Saint-DenisSeine-Saint-Denis), la commune où il réside. Il a été mis en examen par la juge Muriel Josié pour "diffamation publique" envers Xavier Niel, fondateur du fournisseur d'accès internet Free. Celui-ci avait déposé plainte après la parution en 2006 sur le site internet du quotidien d'un commentaire d'un internaute, suite à un article du journaliste Renaud Lecadre faisant état de ses démêlés judiciaires. Libération avait été déjà relaxé pour deux autres plaintes concernant l'article lui-même. Sur le site du journal, M. de Filippis affirme avoir été arrêté sans ménagement et insulté devant l'un de ses deux fils, âgés de 10 et 14 ans, lesquels sont restés seuls tandis qu'il était emmené. Interrogé au commissariat, il sera acheminé menotté au dépôt du TGI où il sera enfermé et déshabillé à deux reprises avant d'être conduit devant la juge, selon ses dires. Il sera relâché vers 11H30. De source policière, on affirmait samedi à l'AFP que M. de Filippis aurait "pris de haut" les policiers "irréprochables" venus l'interpeller sur ordre de la juge qui avait délivré un mandat d'amener, M. de Filippis n'ayant pas répondu à une convocation. On précisait au ministère de l'Intérieur que "dans une affaire comme celle-là, la police est à la disposition du juge d'instruction", qui "décide des modalités de l'interpellation, de l'heure...". Dès vendredi soir, l'avocat de Libération, Me Jean-Paul Levy, s'est dit "scandalisé" par un "tel traitement pour un délit qui n'est pas passible de prison", affirmant qu'il s'agit d'une "première" en matière de délit de presse. "Que la police ait employé des moyens aussi brutaux, c'est un dérapage dangereux qui ne doit pas créer un précédent", disait samedi à l'AFP le directeur de la publication de Libération, Laurent Joffrin. Il a affirmé envisager avec les avocats du journal "tous les recours possibles". Samedi, les réactions d'indignation affluaient. Le PS a stigmatisé des "méthodes inadmissibles qui n'ont pour but encore une fois que d'entraver la liberté de la presse". Reporters sans frontières a jugé ces faits "intolérables", affirmant que la France "détient le triste record européen du nombre de convocations judiciaires, mises en examen et placements en garde à vue de journalistes". Le syndicat professionnel de la Presse magazine et d'opinion a appelé la ministre de la Justice, Rachida Dati, à "réaffirmer publiquement que la détention n'existe pas dans les délits de presse" tandis que le Syndicat de la Presse quotidienne nationale demandait à la ministre de "mettre fin à de telles dérives d'intimidation, incompatibles avec la liberté d'expression". La Société civile des personnels de Libération (SCPL) et le site Rue89, fondé par des anciens de Libération, ont demandé l'ouverture d'une enquête. Le Syndicat national des Journalistes s'est insurgé contre le fait qu'un journaliste soit "traité comme un criminel" et a dénoncé "la démesure avec laquelle sont désormais instruits certains délits de presse".
Le CSM critique sévèrement Rachida Dati dans un communiqué.
Le CSM aurait du pas seulement critiqué l'attitude de Dati vis à vis des magistrats de Metz ;mais ,le CSM aurait du ,devrait critiquer Dati sur toute sa politique
On s'aperçoit donc que Dati n'est plus en sainteté vis à vis de Sarkosy et meme vis à vis de la majorité.
dans le prochain remaniement ,elle risque sans doute de perde son poste de ministre de la justice ,mais ce serait étonnant qu'elle n'en est pas un autre ;mais il est vrai que de doute façon,elle sera député sans être élue ce qui est une gageure dans une pays ,dit démocratique
Le Président du M.D.C.
Vendredi 28 Novembre 2008
Dati se fait taper sur les doigts
Par Rémi DUCHEMIN (Avec Reuters)
leJDD.fr
>> Rachida Dati s'est sévèrement fait taper sur les doigts jeudi soir par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). L'organe constitutionnel reproche à la ministre de la Justice son intervention après le suicide d'un mineur à la prison de Metz début octobre, quand elle avait publiquement mis en cause des magistrats qui étaient intervenus sur l'incarcération du jeune homme.
Le CSM critique sévèrement Rachida Dati dans un communiqué. (Reuters)
C'est une première dans l'histoire de la Ve République. Jeudi soir, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s'est fendu d'un communiqué pour tancer sévèrement la ministre de la Justice pour son intervention publique après le suicide d'un mineur à la prison de Metz, début octobre. Face aux médias, Rachida Dati avait mis en cause les magistrats intervenus dans son incarcération, avant de diligenter une enquête administrative. Les magistrats en question avaient été interrogés en pleine nuit. La procédure avait ensuite conclu qu'aucune faute professionnelle n'avait été commise.
"Le Conseil de la magistrature réaffirme la nécessité de respecter les actes juridictionnels des magistrats, qu'ils soient du siège ou du parquet, pour assurer l'indépendance de l'autorité judiciaire, garantie essentielle des citoyens", écrit l'organe constitutionnel dans un communiqué. "L'émotion ne peut justifier la mise en cause précipitée des acteurs de l'institution judiciaire, en présence de tiers, notamment placés sous leur autorité, alors même que les éléments déjà portés à la connaissance du ministère de la Justice permettaient de l'exclure. S'il appartient au Garde des Sceaux d'ordonner un mesure d'inspection, celle-ci doit être décidée et conduite dans des conditions de sérénité excluant tout risque de déstabilisation de l'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle."
Les syndicats de magistrats se félicitent
L'affaire avait déjà suscité la colère des magistrats, qui avaient condamné l'attitude de Rachida Dati lors d'une journée de mobilisation le 23 octobre dernier. Une pétition d'origine extra-syndicaleextra-syndicale signée par 534 magistrats réclamait par ailleurs des excuses de la ministre. La Garde des Sceaux n'avait alors rien fait pour calmer les esprits, puisqu'elle avait ordonné au chef de son corps d'inspection, le magistrat André Ride, intervenu dans l'affaire de Metz, de ne pas se rendre devant le CSM qui l'avait convoqué.
Les syndicats de magistrats, en conflit ouvert avec Rachida Dati pour cette affaire mais aussi en raison de la réforme de la carte judiciaire mise sur les rails par la ministre de la Justice, se sont félicité de la démarche du Conseil supérieur de la magistrature. "Le CSM rappelle au Garde des Sceaux qu'il doit respecter les décisions de justice et les principes constitutionnels qui devraient la guider. C'est quand même assez cocasse pour celle qui est le ministre de la loi", a déclaré Laurent Bedouet, de l'Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire. Le Syndicat de la magistrature, classé à gauche, va plus loin et souligne le "ferme rappel à l'ordre adressé au Garde des Sceaux car le CSM confirme les graves atteintes à l'indépendance. (...) La multiplication dramatique des suicides de mineurs dans les prisons françaises est le résultat d'une politique qui privilégie sans cesse le recours à l'enfermement et il appartient au gouvernement d'en assumer les conséquences".
Les temps sont durs pour Rachida Dati. Malgré ses démêlés avec les magistrats et ses remises en cause répétées, la Garde des Sceaux, ancienne figure emblématique du gouvernement Fillon, n'a pas reçu depuis plusieurs mois de soutiens public de Nicolas Sarkozy, soutien dont elle aurait pourtant bien besoin. La ministre de la Justice ne semble plus en odeur de sainteté à l'Elysée.
le JDD
Bruxelles prend l'industrie pharmaceutique en grippe
Que ce soit les fabricants ou les laboratoires ils trouveront toujours une excuse pour ne pas avoir fais profité les usagers ,les pays en voie de développement ,des médicaments génériques car celà leur rapportent moins de bénéfices et ainsi ,ils font en sortent que les caisses d'assurances maladies creusent leur déficites au d'étirement toujours des usagers
Il est donc nécessaire que les laboratoires et les fabricants de médicaments prennent leur responsabilité ou qu'ils soient ,sévèrement,sanctionnés
Le Président du M.D.C.
Bruxelles prend l'industrie pharmaceutique en grippe
Quelques jours après des perquisitions dans le secteur pharmaceutique, la Commission européenne a accusé vendredi les grands laboratoires de gêner l'accès au marché de médicaments moins chers, notamment génériques.
Ces copies de médicaments dont les brevets ont expiré sont commercialisées à des prix inférieurs à ceux de leurs modèles de marque, un argument de poids face aux déficits de beaucoup de systèmes d'assurance maladie européens.
Chaque Européen a dépensé en moyenne 430 euros en médicaments en 2007, soit un marché total pour l'UE de 214 milliards d'euros. Et le coût d'un traitement baisse de 20% l'année suivant l'apparition des génériques.
"L'entrée des entreprises de génériques sur le marché et la mise au point de nouveaux médicaments plus abordables sont parfois entravées ou retardées, entraînant des coûts substantiels pour les systèmes de soins de santé, les consommateurs et les contribuables", a affirmé la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes.
Elle tirait les premières conclusions d'une enquête sectorielle lancée mi-janvier avec des perquisitions chez plusieurs grands groupes, dont le français Sanofi-AventisSanofi-Aventis, le suisse Sandoz (filiale de Novartis) et les britanniques GlaxoSmithKlineGlaxoSmithKline et AstraZenecaAstraZeneca.
Bruxelles a ensuite envoyé des questionnaires détaillés à de nombreux acteurs du secteur, des laboratoires qui fabriquent les médicaments aux pharmacies qui les vendent, en passant par des médecins, des patients, des autorités sanitaires...
Pour l'échantillon de 219 molécules examiné, le lancement plus rapide de génériques aurait permis d'économiser 3 milliards d'euros sur la période 2000-2007, estime Bruxelles, qui critique notamment "des stratégies défensives en matière de brevets".
Gagner quelques mois d'exclusivité peut rapporter gros, surtout pour un "blockbusterblockbuster" - un médicament affichant plus d'un milliard d'euros de ventes annuelles.
Alors, tous les moyens sont bons, accuse Bruxelles: dépôt de brevets multiples pour une même molécule, recours judiciaires abusifs, pressions sur les autorités nationales pour empêcher l'agrément d'un générique, voire versements d'argent pour convaincre un concurrent de renoncer à un marché.
"Si je suis dans une situation privilégiée et que je sais que vous allez entrer dans mon jardin, alors j'essaye de m'entendre avec vous: vous obtenez un peu d'argent, et vous restez en dehors de mon jardin", résume Neelie Kroes.
Des "vieux mythes", rétorque la Fédération européenne de l'industrie pharmaceutique EFPIA, qui parle de "règlements à l'amiable" de litiges.
Le rapport "surestime le niveau et les raisons des retards dans l'accès des génériques au marché", c'est "une occasion manquée" de s'attaquer au manque de concurrence entre médicaments génériques, juge le président de l'EFPIA, Arthur Higgins, également patron de la branche santé du concepteur de l'aspirine, l'allemand Bayer.
"Quand il y a des incitations économiques, les génériques sont sur le marché dans les quatre mois ou moins après l'expiration d'un brevet", assure-t-il. "Nous sommes favorables à un marché des génériques efficace" car ils "dégageront des économies qui pourront être réinvesties" dans d'autres produits.
Derrière la levée de boucliers de l'EFPIA, la menace est réelle: le rapport ouvre la porte à l'ouverture dans les mois qui viennent d'enquêtes de Bruxelles contre les grands laboratoires.
Mais les fabricants de génériques ont aussi du souci à se faire.
Leur leader mondial, l'israélien Teva, a eu des visites surprise d'inspecteurs de Bruxelles en début de semaine, sur des soupçons de pratiques anticoncurrentiellesanticoncurrentielles, tout comme le français Servier, maison mère du fabricant de génériques Biogaran.
Par Sophie ESTIENNE

Canada: l'avenir du gouvernement conservateur en doute
Canada: l'avenir du gouvernement conservateur en doute
Le Premier ministre Stephen Harper s'est efforcé de gagner du temps vendredi dans une confrontation avec l'opposition qui menace de le renverser et de former une coalition pour le remplacer, moins de deux mois après sa réélection.
Dans une déclaration télévisée vendredi soir, M. Harper a accusé l'opposition de vouloir renverser le résultat des élections du 14 octobre dernier par des manoeuvres de couloir.
"Pendant que l'on travaille sur l'économie, l'opposition travaille sur une entente en coulisse. (...) Ils veulent accaparer le pouvoir, pas le gagner", a-t-il dit.
Mais il a en même temps reporté au 8 décembre, un vote de confiance qui risque de provoquer la chute de son gouvernement minoritaire, repoussant ainsi d'une semaine la confrontation avec l'opposition.
La crise soudaine a été provoquée par la présentation, jeudi, par le ministre des Finances Jim Flaherty d'un plan d'austérité destiné à limiter l'impact de la crise mondiale au Canada, mais qui a provoqué l'indignation de l'opposition.
Celle-ci estime que le programme du gouvernement conservateur est inadéquat et qu'il ne contient pratiquement aucune mesure de relance de l'économie.
Mais sa colère a aussi été provoquée par l'annonce que le gouvernement allait supprimer des subventions publiques aux partis politiques, une mesure qui handicape principalement les partis d'opposition, car le parti conservateur dispose des meilleurs finances et d'une base plus large de donateurs.
Les trois partis d'opposition ont affirmé dès jeudi qu'ils voteraient contre le plan d'austérité conservateur. Et ils ont entamé des discussions sur la formation éventuelle d'un gouvernement de coalition, ce qui éviterait un retour aux urnes quelques semaines après les législatives du 14 octobre.
Ce serait un cas de figure pour le moins inhabituel, car le Canada n'a pas connu de gouvernement de coalition depuis près d'un siècle.
"On travaille très fort pour s'assurer que les conservateurs ne seront plus là, un beau cadeau de Noël qu'on ferait pour les électeurs canadiens", avait déclaré dans la matinée Thomas Mulcair, numéro deux du Nouveau parti démocratique (NPD, gauche).
Des discussions sur une coalition, qui pourrait être dirigée par la principale formation d'opposition, le parti libéral, avec la participation du Nouveau parti démocratique, étaient en cours.
Elles ont notamment impliqué deux personnalités très influentes, l'ancien Premier ministre libéral Jean Chrétien, au pouvoir pendant dix ans, et Ed Broadbent, ancien chef charismatique du NPD.
Les conservateurs réélus le 14 octobre à la tête d'un gouvernement minoritaire ont 143 députés sur les 308 de la chambre. Les libéraux en ont 77 et le NPD 37.
La majorité se situant à 155 sièges, libéraux et NPD auraient besoin de l'appui du Bloc québécois (indépendantiste) qui a 49 députés pour pouvoir gouverner. Le chef du Bloc, Gilles Duceppe s'est dit "ouvert à appuyer une coalition qui respectera davantage le Québec", mais sans y participer directement.
La déclaration de M. Harper ne semble toutefois pas avoir calmé les ardeurs de l'opposition, des députés libéraux ayant réitéré l'intention de leur parti de renverser le gouvernement conservateur.
Le parti libéral est toutefois handicapé, car il a actuellement un chef en sursis. A la suite de sa cuisante défaite lors des dernières élections, le chef libéral Stéphane Dion a annoncé qu'il quitterait la direction du parti après l'élection de son successeur lors d'un congrès en mai prochain.
Selon plusieurs médias, le Bloc québécois a fait savoir qu'il ne soutiendrait un gouvernement de coalition dirigé par les libéraux que si celui-ci n'est pas dirigé par M. Dion.
Par Philippe SAUVAGNARGUES

La Chine et les Démocraties
Dans son éditorial le journaliste dis :qu'il ne faut pas céder au diktat d'un pays aussi puissant que la Chine;
celà est bien ,mais qu'ont fait Sarkosy ,ses ministres et l' UE pour les jeux olympiques? ils ont bien cédé à la Chine.
d'ailleurs ,la Chine depuis considère Sarkosy comme le maillon faible de l' UE et elle en profite ;regardons les pays comme l' Allemagne qui n'ont pas cédé aux chantages de Pékin ,ils n'ont perdu aucun contrat et ils sont respectés
La France n'est plus respecté non seulement par la Chine mais par d'autres pays
Avoir cédé aux diktat de la Chine au moment des jeux olympiques nous a fait perdre ,à nous français,la prospérités (au moins en partie) et aussi la liberté puisque nous sommes maintenant sous le chantage de Pékin
c'est ce qu'à gagné Sarkosy et ses ministres et aussi l' UE
La France doit retrouver toute sa grandeur ,toute sa liberté , toute sa fermeté vis à vis de la Chine et d'autres pays;mais n'est ce pas trop tard ,maintenant que le ver est dans le fruit, du moins tant que nous aurons cette majorité de droite?
le Président du M.D.C.
dimanche 30 novembre 2008
La Chine et les Démocraties
« Paris ne se laissera pas dicter sa conduite par Pékin, » a déclaré
Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères. La Chine,
furieuse d'apprendre que Nicolas Sarkozy allait rencontrer le
Dalaï-Lama, en Pologne le 6 décembre, a décidé de ne pas venir au
sommet qui devait s'ouvrir lundi avec l'Union Européenne.
La
Chine est en mauvaise posture avec la vente de produits trafiqués
allant du lait pour bébé contaminé ayant causé la mort d'enfants,
jusqu'aux canapés qui rendent malades en passant par des jouets
dangereux pour la santé. Sans doute avant les fêtes de Noël, ne
voulait-elle pas donner mauvaise presse à son commerce. Ni risquer de
mettre sur le devant de la scène le fait que certains de ses produits à
bas prix sont fabriqués par des prisonniers dans des camps de travail
forcé !
La volonté de la Chine d'influencer la politique d'un
pays souverain est inacceptable. Cela montre à quel point la Chine
connaît mal les Européens ou les tient en piètre estime. Car, renoncer
à rencontrer le Dalaï-lama, Prix Nobel de la Paix, serait aujourd'hui,
renier les valeurs qui fondent la démocratie : la Liberté et le respect
des personnes.
Cette pression inadmissible est une grande
erreur qui dessert la Chine elle-même. Ce faisant, elle dévoile à quel
point elle est hostile à l'autonomie du Tibet réclamée par les
Tibétains et promise de longue date par la Chine mais toujours
inexistante. Elle démontre aussi le courage des Tibétains, résistant
par la non-violence à la violence de la répression chinoise : «...
la multiplication des campagnes de rééducation patriotique, le report
sine die des rencontres entre émissaires chinois et tibétains, laissent
penser que c'est la méthode forte qui l'emporte », écrivait Françoise Robin (1).
Résister
à cette pression est l'honneur des démocraties. La voix du Président de
l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy, s'est élevée clairement sur ce
sujet le 13 novembre : « Les Tibétains n'ont pas à souffrir de la répression et ils ont droit à la liberté, » a-t-il déclaré.
Mais
le devoir des populations habitant en pays démocratique est de
défendre, elles aussi, ces principes qui fondent la Démocratie. Elles
doivent prendre conscience qu'elles sont un îlot de liberté dans un
monde aux nombreux régimes autoritaires. Elles doivent savoir que, de
plus en plus souvent, elles devront faire face à des pressions
commerciales les incitant à renoncer à leur liberté et à leur
indépendance politique. Où irait-on alors si l'on commençait à céder au
diktat d'un pays aussi puissant que la Chine aujourd'hui, et que
d'autres demain ? Ce chemin nous conduirait à perdre et la prospérité
et la Liberté.
(1) « À qui profite le développement ? Politiques chinoises en zones tibétaines », in Esprit, août ¯ septembre 2008
Jeanne Emmanuelle Hutin
ouest - france
29 novembre 2008
Etats-Unis: Clinton-Gates, noyau dur pressenti de l'équipe de sécurité d'Obama
Etats-Unis: Clinton-Gates, noyau dur pressenti de l'équipe de sécurité d'Obama
samedi 29.11.2008 - La Voix du Nord
Le président élu Barack Obama, dont l'état-major économique est quasiment sur pied, devrait annoncer sous peu les noms de sa future équipe de sécurité nationale, avec pour noyau dur Hillary Clinton au département d'Etat et Robert Gates à la Défense, selon de multiples fuites.
Sans révéler l'identité des intéressés, l'équipe de transition du futur occupant de la Maison Blanche laisse entendre que d'importantes nominations pourraient être annoncées dès lundi, lors de la prochaine conférence de presse de M. Obama. "Auparavant, l'équipe de sécurité nationale venait en premier mais une petite concession a été faite aux priorités et besoins économiques" avec l'annonce en début de semaine dernière du nouveau secrétaire au Trésor Timothy Geithner, commente Stephen Hess, expert politique à la Brookings Institution. Hillary Clinton, grande rivale de Barack Obama aux primaires démocrates à la présidentielle, devrait être nommée secrétaire d'Etat, succédant à ce prestigieux poste à Condoleezza Rice. L'entourage du président élu avait récemment indiqué que sa désignation à la tête de la diplomatie américaine était "sur les rails" et devait intervenir après les congés de Thanksgiving, s'étalant de jeudi à dimanche. Parallèlement, le maintien dans ses fonctions de l'actuel secrétaire à la Défense Robert Gates serait "chose faite", selon la chaîne de télévision ABC. Selon plusieurs autres grands médias américains, M. Gates, unanimement apprécié au sein de la classe politique américaine, resterait au Pentagone pendant la première année de pouvoir de M. Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, et serait chargé de concrétiser la promesse démocrate de retirer les troupes américaines d'Irak. Ce serait la première fois qu'un secrétaire à la Défense serait gardé dans une administration d'un autre bord que la sienne. Le maintien de cet ancien directeur de la CIA membre de l'administration Bush pourrait contredire la promesse de changement faite par M. Obama, alors qu'il assure vouloir tourner la page. Le futur président avait toutefois assuré qu'il piocherait dans les deux camps pour composer son administration en vue de tenter de dépasser les clivages partisans entre démocrates et républicains. Selon plusieurs médias, M. Gates, 65 ans, pourrait n'occuper son poste que temporairement avant de céder sa place à l'ancien secrétaire à la Marine Richard Danzig, actuel conseiller militaire de Barack Obama. Parmi les autres nominations pressenties figure celle du général James Jones, un ancien commandant de l'Otan, au poste de conseiller à la sécurité nationale, d'après le site Politico.com. De même source, Susan Rice, une proche conseillère de M. Obama en matière de politique étrangère, serait nommée ambassadrice à l'ONU, tandis que l'amiral à la retraite Dennis Blair prendrait la tête du renseignement américain. M. Obama "s'entoure de personnalités fortes", a déclaré David Axelrod, qui sera le futur conseiller du président à la Maison Blanche. Mais "il y a une personne qui mettra en place la politique dans cette administration et c'est le président des Etats-Unis. C'est vrai pour l'économie, c'est aussi vrai pour les Affaires étrangères".
Crise financière: Non aux réductions du financement de l'éducation, insistent les ministres à la Conférence internationale de l'
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Organisme: UNESCO
Crise financière: Non aux réductions du financement de l'éducation, insistent les ministres à la Conférence internationale de l'éducation de l'UNESCO
La crise financière mondiale ne doit pas servir de justification à une réduction du financement de l'éducation, ont conclu les ministres et représentants des 153 pays qui participaient à la 48ème session de la Conférence internationale de l'éducation de l'UNESCO, qui a pris fin le 28 novembre.
Cette conférence d'une semaine, dont le thème était « L'éducation pour l'inclusion : la voie de l'avenir », a examiné les différentes manières d'assurer une éducation aux centaines de millions de personnes qui n'ont pas ou peu accès à l'éducation.
Parmi ces populations, on compte 75 millions d'enfants exclus de l'école. Plus de la moitié sont des filles et un tiers d'entre eux sont des handicapés. La plupart de ces enfants vivent dans des communautés pauvres et isolées ou des bidonvilles. Beaucoup travaillent et nombre d'entre eux appartiennent à des populations autochtones et des minorités linguistiques ou vivent dans des situations de guerre ou de post-conflit.
Les exclus comptent également 776 millions d'adultes qui manquent des compétences de base, ainsi que de nombreux jeunes, dans les pays développés et en développement, qui abandonnent ou terminent l'école sans les qualifications requises.
Les participants à la conférence se sont montrés particulièrement inquiets quant aux conséquences potentielles de la crise financière mondiale, qui, ont-ils mis en garde, « aura un impact démesuré sur les pauvres, qui sont pourtant les moins responsables de ces événements ».
Ils ont par ailleurs insisté sur le fait que l'éducation est fondamentale pour réduire la pauvreté et améliorer la santé et le niveau de vie. Dans la situation économique actuelle, assurent-ils, fournir une éducation de qualité répondant aux besoins de tous les apprenants est plus urgent que jamais. « Le financement de l'éducation », ont-ils déclaré, « devrait figurer parmi les premières priorités et (...) la crise financière ne devrait pas servir de justification à la réduction du financement alloué à l'éducation, tant au niveau national qu'international ».
Dans leurs conclusions, les ministres, experts en éducation et représentants de la société civile ont également proposé plusieurs mesures concrètes que pourraient prendre les gouvernements pour améliorer leurs systèmes éducatifs et surmonter les obstacles majeurs à l'inclusion : la manière dont les écoles sont organisées, le manque d'articulation entre les politiques éducatives et les politiques sociales et certains comportements et croyances.
Parmi les mesures envisagées : développer des politiques permettant d'intégrer les groupes exclus au système scolaire général ; promouvoir la diversité linguistique et culturelle; renforcer l'utilisation des technologies de l'information et de la communication ; permettre une plus large participation de ceux qui sont amenés à prendre des décisions ; donner aux enseignants les compétences et le matériel dont ils ont besoin pour s'adresser à des populations diversifiées et encourager la recherche pédagogique.
News Press 28/11/2008 17:10
Le BIT prévient que les salaires réels de millions de travailleurs sont menacés de coupes en 2009
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Organisme: OIT Organisation Internationale du Travail
Le BIT prévient que les salaires réels de millions de travailleurs sont menacés de coupes en 2009
Le BIT prévient que les salaires réels de millions de travailleurs sont menacés de coupes en 2009 - Un déclin qui intervient après une décennie de salaires à la traîne de la croissance
La crise économique mondiale devrait déboucher sur de douloureuses coupes dans les salaires de millions de travailleurs dans le monde l'an prochain, selon un nouveau rapport publié aujourd'hui par le Bureau international du Travail (BIT).
«Pour les 1,5 milliard de salariés dans le monde, des temps difficiles sont à venir», déclare le Directeur général Juan Somavia. «Une croissance économique faible, voire négative, combinée à des prix alimentaires et énergétiques hautement volatiles, va amputer les salaires réels de nombreux travailleurs, en particulier les bas salaires et les ménages les plus pauvres. Les classes moyennes seront également sérieusement affectées».
Le rapport, intitulé «Rapport mondial sur les salaires 2008/09» (Note 1), prévient que les tensions sur les salaires sont susceptibles de s'intensifier.
En s'appuyant sur les derniers chiffres de croissance du FMI, le BIT prévoit que la croissance mondiale des salaires réels atteindra au mieux 1,1 pour cent en 2009, comparé à 1,7 pour cent en 2008, mais les salaires devraient décliner dans un grand nombre de pays, y compris dans les principales économies. De manière générale, la croissance des salaires dans les pays industrialisés devrait baisser, de 0,8 pour cent en 2008 à -0,5 pour cent en 2009.
Le rapport du BIT montre que cette sombre perspective se profile après une décennie pendant laquelle les salaires n'ont pas progressé au même rythme que la croissance économique.
Selon le rapport, entre 1995 et 2007, chaque point de pourcentage supplémentaire de croissance annuelle du PIB par tête s'est traduit, en moyenne, par 0,75 pour cent de hausse de la croissance annuelle des salaires. Il en résulte que, dans près des trois quarts des pays dans le monde, la part des revenus du travail dans le PIB a décliné.
Alors que l'inflation était faible et que l'économie mondiale progressait à un rythme annuel de 4 pour cent entre 2001 et 2007, la croissance salariale est restée à la traîne, augmentant de moins de 2 pour cent par an dans la moitié des pays dans le monde, indique le rapport.
De grandes différences régionales sont observées. La croissance des salaires réels était d'environ 1 pour cent par an ou moins dans la plupart des pays développés et d'Amérique latine, mais atteignait 10 pour cent ou plus en Chine, en Russie et dans nombre d'autres pays en transition.
Croissance des inégalités salariales
Le
rapport montre aussi que, depuis 1995, l'inégalité entre les salaires
les plus bas et les plus élevés a augmenté dans plus de deux tiers des
pays étudiés, atteignant souvent des niveaux difficilement tenables
socialement. Parmi les pays développés, l'Allemagne, la Pologne et les
Etats-Unis figurent parmi les pays où le fossé entre les salaires les
plus élevés et les salaires les plus bas a augmenté le plus rapidement.
Dans d'autres régions, les inégalités ont aussi augmenté brusquement,
particulièrement en Argentine, en Chine et en Thaïlande.
Certains des pays qui ont réussi à réduire les inégalités salariales comprennent la France et l'Espagne, ainsi que le Brésil et l'Indonésie, bien que dans ces deux derniers pays les inégalités demeurent à un niveau élevé.
L'écart de rémunération entre hommes et femmes est toujours grand et ne se réduit que très lentement. Bien que 80 pour cent des pays pour lesquels nous disposons de données aient connu une hausse du ratio entre les salaires moyens des femmes et ceux des hommes, la taille du changement est minime et, dans certains cas, négligeable. Dans la majorité des pays, les salaires des femmes représentent en moyenne entre 70 et 90 pour cent des salaires masculins, mais il n'est pas rare de trouver des ratios beaucoup plus bas dans d'autres régions du monde, particulièrement en Asie.
Des salaires pour soutenir l'économie réelle
En
se basant sur une analyse des principales tendances en ce qui concerne
les niveaux et la répartition des salaires dans le monde ces dernières
années, le rapport du BIT montre qu'au cours des périodes fastes, la
croissance salariale est restée à la traîne de la croissance économique
générale alors qu'en période de fléchissement économique, le
ralentissement de la croissance salariale s'est fait ressentir plus
rapidement. Selon le rapport, entre 1995 et 2007, pour chaque point de
pourcentage de baisse du PIB par tête, les salaires moyens ont chuté
plus encore de 1,55 point de pourcentage - un résultat qui souligne les
effets possibles de la crise actuelle sur les salaires.
«Si cet exemple devait être suivi dans le contexte de ralentissement mondial qui se répand rapidement, il ne ferait qu'approfondir la récession et retarder le rétablissement», dit M. Somavia.
Comme le dit le rapport, «dans ce contexte, les gouvernements sont encouragés à faire preuve d'un engagement fort envers la protection du pouvoir d'achat des salariés, stimulant ainsi la consommation interne. Premièrement, les partenaires sociaux devraient être encouragés à négocier des moyens de prévenir une détérioration supplémentaire de la part des salaires relativement à celle des profits dans le PIB. Deuxièmement, les salaires minimums devraient protéger les travailleurs les plus vulnérables. Troisièmement, les salaires minimums et la négociation salariale devraient être complétés par une intervention publique à travers, par exemple, des mesures de soutien du revenu».
Le rapport montre que les salaires minimums et la négociation salariale peuvent être efficacement combinés. Une meilleure couverture de la négociation collective garantit que les salaires suivent davantage la croissance économique, et contribue aussi à réduire les inégalités salariales. Dans le même temps, les salaires minima effectifs - en fixant un plancher salarial - peuvent réduire les disparités salariales dans la moitié inférieure de l'échelle des rémunérations, limitent les bas salaires et réduisent le fossé salarial entre hommes et femmes.
L'étude du BIT fait déjà part d'une réactivation des salaires minimums autour du monde ces dernières années, pour réduire les tensions sociales qui découlent des inégalités grandissantes. Globalement, au cours de la période 2001-2007, les salaires minimums étaient autorisés à augmenter en moyenne de 5,7 pour cent par an en termes réels (contrastant avec des périodes plus anciennes où la valeur réelle du salaire minimum avait chuté) et à croître proportionnellement au salaire moyen.
«La légitimité de la mondialisation et des économies et des sociétés ouvertes dépend énormément d'une plus grande équité. Au centre de cette équité, l'aptitude des femmes et des hommes qui travaillent à obtenir une juste part de la richesse qu'ils créent», a déclaré M. Somavia.
Note 1 - Global Wage Report 2008/09: Minimum wages and collective bargaining: Towards policy coherence. ISBN 978-92-2-121499-1. («Rapport mondial sur les salaires 2008/09: Salaire minimum et négociation salariale: vers une cohérence politique», en anglais uniquement). Bureau international du Travail, Genève, 2008.
News Press 28/11/2008 12:10
Championne du "moralisme" financier, la France ménage la Suisse
Mais , la France ne veut pas s'attaquer au paradis fiscale de la Suisse vu qu'il y a certains amis de Sarkosy qui s'y sont installés ,alors il ne faut surtout pas qu'ils soient pénalisés ces chers riches Français qui ont préférés quitter leurs pays ,malgré leur promesse de revenir si c'était leurs amis Sarkosy qui devenait Président de la République Française
le Président du M.D.C.
Economie
Championne du "moralisme" financier, la France ménage la Suisse
REUTERS | 28.11.2008
Par Sophie Louet
LUCENS, Suisse (Reuters) - En pointe dans la croisade occidentale contre les paradis fiscaux, la France, à la différence de l'Allemagne, prend soin d'éviter l'affrontement avec la Suisse alors que l'Union européenne tente de renégocier son dispositif sur la fiscalité de l'épargne.
Boudé par Nicolas Sarkozy pour "des difficultés d'agenda", le président de la Confédération helvétique, Pascal Couchepin, a reçu vendredi François Fillon au château médiéval de Lucens, dans le canton de Vaud, pour évoquer les dossiers économiques de la présidence de l'UE.
L'édifice fut dans les années 60 la résidence du fils du créateur de Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle, mais c'est sans chausse-trapes ni formules cryptiques que le Premier ministre français a abordé la question sensible de la fiscalité.
"La Suisse n'est pas un paradis fiscal", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse avec Pascal Couchepin.
"Il ne faut pas mélanger les choses : il y a les paradis fiscaux, il y a le secret bancaire. (...) Un paradis fiscal, c'est un pays où il n'y a pas d'impôts, pas d'économie réelle, pas d'accord d'échange d'informations fiscales, c'est donc le contraire de la Suisse", a-t-il dit.
Cette mise eu point toute en bémols tranchait avec la diatribe que François Fillon avait signée à la mi-octobre, au coeur de la crise financière internationale.
"Des trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister, et leur disparition doit préluder à une refondation du système financier international", avait-il dit à l'Assemblée.
Selon l'estimation de l'ONG Transparency International, les paradis fiscaux abriteraient 400 banques, deux-tiers des 2.000 fonds spéculatifs et deux millions de sociétés écrans - soit 10.000 milliards de dollars (7.540 milliards d'euros) d'actifs.
En octobre, le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, avait jugé que l'heure était venue d'inscrire la Suisse sur la "liste noire" des paradis fiscaux de l'OCDE. Il avait alors promis le "fouet" à Berne.
Les critères de l'OCDE - pas ou peu de fiscalité directe, pas d'accès à l'information, pas de transparence et pas d'activité réelle - évitent "l'infamie" à des pays comme la Suisse, l'Autriche, le Luxembourg et la Belgique.
"UNE BÉNÉDICTION"
La Commission européenne a proposé le 13 novembre de renforcer sa directive, en vigueur depuis juillet 2005, sur la fiscalité de l'épargne afin de s'attaquer à l'évasion fiscale.
La France évalue à 30 à 40 milliards d'euros le "fléau budgétaire" de la fraude fiscale dans les paradis fiscaux ou les "Etats à secret bancaire excessif".
Le dispositif européen prévoit un échange d'informations entre Etats sur les revenus de l'épargne des non-résidents. Les pays de l'UE pratiquant le secret bancaire (Belgique, Luxembourg, Autriche), ainsi que les paradis fiscaux européens hors UE, ont obtenu de ne pas y participer et se contentent de taxer à la source les intérêts de l'épargne.
La directive ne s'applique qu'aux placements par personnes physiques, non par personnes morales, comme par exemple les fondations, qui permettent de contourner la législation.
"Il faut qu'on bouche les trous, que le texte s'applique aux personnes morales et qu'il soit étendu à tous les territoires européens", explique un diplomate français.
"Ce n'est pas à nous à donner à l'Union européenne des conseils", mais "quand on aura comblé ces trous, on pourra en discuter", a déclaré Pascal Couchepin, renvoyant la balle dans le camp de Bruxelles.
"Le système de la coexistence, même s'il ne fait pas le bonheur de tous, est plus efficace pour les fiscs nationaux que les systèmes d'échanges d'informations", a-t-il assuré.
François Fillon a plaidé prudemment pour une application "raisonnable" du secret bancaire afin de ne pas faire obstacle à "la coopération et à l'entraide judiciaires contre l'évasion et la fraude fiscales."
"La crise financière qu'on vient de connaître montre combien c'est urgent de mettre en place cette transparence".
Un haut responsable de la banque UBS est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir aidé des contribuables à soustraire quelque 20 milliards de dollars d'actifs au fisc américain.
"Dans une ambiance bilatérale crispée par les déclarations va-t-en guerre de Paris sur 'le secret bancaire, relique du passé', le fin négociateur et homme de consensus qui loge à Matignon depuis mai 2007, est une bénédiction", juge le quotidien suisse 24 Heures.