31 octobre 2008
Les repreneurs d’Alitalia feraient offre
Les syndicats italiens et Berlusconi ont refusé la reprise d'Alitalia parce qu'il y aurait trop de licenciements (celà se comprend) mais aussi parcequ' Alitalia n'aurait pas été totalement italienne
mais ,la compagnie italienne risque de disparaitre ;les trois parties devraient trouver un accord cela dans l'interet des salariés et des usagers
Le Président du M.D.C.
Les repreneurs d’Alitalia feraient offre
Rédaction en ligne
vendredi 31 octobre 2008, 20:27
Les repreneurs d’Alitalia ont jeté l’éponge face à un nouveau blocage de plusieurs syndicats, selon les agences italiennes, un retrait qui, sauf rebondissement, devrait entraîner la faillite de la compagnie que Silvio Berlusconi s’était personnellement engagé à sauver.
afp
Le négociateur du gouvernement de Silvio Berlusconi dans l'affaire Alitalia, Gianni Letta, a donné vendredi jusqu'à 22h00 aux syndicats pour changer d'avis, une dernière tentative pour éviter la faillite de la compagnie italienne, a indiqué l'agence Ansa.
Le conseil d’administration de la Cai, réuni à Rome, a décidé de ne pas présenter d’offre définitive de rachat, ce que la société devait faire avant vendredi minuit en raison de l’expiration de son offre préliminaire, indiquent Ansa et Radiocor, citant des sources proches de la Cai.
Selon ces sources, la Cai explique sa décision par le rejet de l’accord sur les contrats de travail et les critères de sélection du personnel par les syndicats de pilotes et de personnel navigant.
Aucun porte-parole de la Cai n’était immédiatement joignable pour confirmer ces informations.
Si le retrait de la Cai est confirmé, Alitalia, détenue à 49,9 % par l’Etat italien et placée fin août sous administration extraordinaire, serait inéluctablement contrainte à la faillite, n’ayant dans ses caisses que de quoi survivre jusqu’à fin novembre. Les tractations autour de la reprise d’Alitalia par la Cai ont connu de nombreux rebondissements depuis que Silvio Berlusconi s’est engagé il y a plusieurs mois à trouver une solution italienne après avoir contribué à torpiller l’offre de rachat d’Air France-KLM.
Le feuilleton Alitalia a notamment été marqué par un premier retrait en septembre de l’offre préliminaire de la Cai face à l’opposition de certains syndicats à son plan de reprise quisonnel ne finissent par l’approuver, à la suite d’une médiation du gouvernement. Mais le gotha du patronat italien, réuni dans la Cai, conditionnait la présentation de son offre de rachat définitive à la signature d’un accord final sur les contrats et la sélection du personnel à rembaucher.
Or, les syndicats de pilotes et de personnel navigant ont refusé de signer vendredi le document préliminaire réglant ces questions proposées par le bras droit de Silvio Berlusconi, Gianni Letta, et dans lequel il se portait garant en cas de réclamation des syndicats dans une négociation future avec la Cai.
Les quatre confédérations syndicales, CGIL, UIL, CISL et UGL l’ont en revanche paraphé. Elles sont majoritaires mais la Cai a toujours exigé l’accord des neuf syndicats d’Alitalia pour aller de l’avant.
« Le 31 octobre est la dernière échéance pour la survie d’Alitalia. A minuit, il n’y a plus d’Alitalia sans acceptation de l’offre de la Cai. Nous sommes au bord du gouffre », avait déclaré M. Letta, au cours de sa rencontre avec les syndicats et la Cai au siège du gouvernement. S’il n’y pas d’offre de la Cai, les avions d’Alitalia pourraient être cloués au sol d’ici une ou deux semaines, a rappelé le président de l’autorité de l’aviation civile Vito Reggio.
(afp)
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